© Dernières Nouvelles D'Alsace, Lundi 2 septembre 1996.



Haut de gamme

 Le troisième EuroTournoi a vécu, et bien vécu, sacrant un champion haut de gamme. Les Slovènes de Celje succèdent à Montpellier et Créteil, vainqueurs ces deux dernières années.

 Denis Lathoud n'est pas que star. Il est aussi expert es-handball. Le Parisien avait ainsi placé Cejle au premier rang des favoris du troisième EuroTournoi mis sur pied, avec le talent qu'on leur sait, par les dirigeants de l'ASL Robertsau et de l'AS Strasbourg.  Maître en la matière, le champion du monde ne pouvait, décemment, avoir tort. Les Slovènes se firent un plaisir de confirmer le pronostic du « Grand », succédant à Montpellier et à Créteil au palmarès d'une manifestation qui connut un succès digne du niveau de jeu proposé.  Alignant deux champions olympiques (Puc et Nacinovic), quelques internationaux yougoslaves, dont Peric, la surprise du chef, et tant d'autres joueurs bourrés de talent, Celje a éclaboussé ce tournoi de sa classe. Et même s'ils avaient fait du PSG leur favori, les quelques 1 000 spectateurs de la finale firent une « standing ovation » à une formation slovène qui s'avéra la plus complète.

De grand moments

 Mais ce troisième EuroTournoi ne valut pas que par sa finale. Chaque match, équipes présentes obligent, signifia autant de moments de plaisir. Ce fut le cas de la rencontre opposant Kaunas et Schutterwald pour la troisième place, les Lituaniens offrant un spectacle à même de rendre amoureux du handball le plus imperméable des spectateurs présents au centre sportif de la Robertsau. Ce fut le cas, aussi, de la confrontation opposant Créteil (écarté de la finale à la différence de buts) à Istres, préambule, pour les techniciens, de grand moments du prochain championnat de France. La présence, à cette occasion, de trois champions du monde (Munier, Kervadec et Gaudin) et d'un champion olympique (Saracevic) est symptomatique du niveau de jeu atteint durant ces trois jours de compétition.

« Nous reviendrons »

 Les impressions des uns et des autres, inconnus ou vedettes, convergeaient samedi, au soir de ces finales haut de gamme. « Superbe organisation » confiait l'ami Gaël Monthurel. « Nous reviendrons, c'est promis » lâchait, de son côté Risto Magdincev, l'entraîneur du PSG. « Etant donné son niveau de jeu, l'EuroTournoi est, avec le Marrane, la seule manifestation d'avant saison à laquelle je prends plaisir à assister, renchérissait Daniel Costantini lui-même. C'est le genre de tournoi qui me régénère, qui me donne envie de me remettre au travail. »  Bref, il n'en était pas un, si ce n'est quelque Allemand de Schutterwald (ils nous avaient déjà fait le coup il y a deux ans), pour trouver à redire sur une organisation sans faille (merci à tous ceux qui se reconnaîtront). Le troisième EuroTournoi a vécu en même temps qu'il a offert quelques fabuleux moments sportifs. Il a couronné un superbe champion (Celje) et contribué à la promotion d'un sport dont les huit équipes présentes à ce tournoi, la Robertsau et Sélestat y compris, se firent les meilleurs ambassadeurs. Vivement l'année prochaine...

A.V.