© Dernières Nouvelles D'Alsace, Mercredi 27 Août 1997.


 
Le coup de coeur de Richardson




Jackson Richardson, vedette du 4e EuroTournoi, ne cache pas son plaisir de retrouver le public français. : (Photo AFP)

 Star mondialement connue et reconnue, Jackson Richardson participe, à partir d'aujourd'hui, à son premier EuroTournoi. Un défi qu'il relève avec énormément de coeur et de plaisir.

 « Je suis vraiment impatient que l'EuroTournoi commence... On m'en a dit tellement de bien ! » Jackson Richardson est un handballeur heureux. Heureux de participer pour la première fois à l'EuroTournoi... et surtout de « rejouer devant le public français », à Strasbourg de surcroît !  Car la capitale alsacienne est devenue, depuis un an, sa « seconde demeure ». Depuis en fait qu'il a quitté l'OM - Vitrolles pour le club allemand de Grosswallstadt. « En tant que sportif de haut niveau, je me suis dit qu'il était dommage de faire toute ma carrière en France, qu'il fallait aller voir à l'étranger pour découvrir autre chose », explique-t-il.  Un an après, il affirme ne pas regretter son choix... mais il lui a fallu s'adapter. « En France, je faisais partie d'une des plus grosses équipes (OM - Vitrolles). Grosswallstadt est au contraire un petit club qui essaie de se faire sa place en Bundesliga. Le plus important pour moi est de m'adapter au style de vie allemand. La langue demeure la barrière la plus difficile à franchir ».

Week-ends à Strasbourg

 Alors, comme pour se ressourcer, Richardson a pris l'habitude de passer de nombreux week-ends à Strasbourg où il « connaît désormais pas mal de monde dans le milieu du hand ». Il s'y sent bien et y est reconnu... Il n'est pas rare qu'on lui demande des autographes dans la rue. « C'est certainement à Strasbourg que j'en signe le plus », avoue-t-il.  Richardson est incontestablement l'attraction du quatrième EuroTournoi. Un statut de star qu'il reconnaît, mais avec modestie... « Etre présenté comme la vedette de l'EuroTournoi est une grande fierté mais c'est aussi un moyen supplémentaire de me mettre la pression », ajoute-t-il avec humour. Car la pression, il connaît ! Cinq championnats du monde dont le titre suprême en 1995, les Jeux Olympiques de Barcelone où le France décrocha le bronze- « son plus beau souvenir » -, ceux d'Atlanta...  Richardson et ses coéquipiers de Grosswallstadt prennent l'EuroTournoi très au sérieux dans leur préparation d'avant saison -le championnat allemand reprend le 12 septembre-« Ce tournoi va nous permettre d'estimer la valeur de l'équipe car elle a été pas mal modifiée avec l'arrivée de cinq nouveaux joueurs, confie Richardson. C'est un test qui va nous aider à travailler sur de bonnes bases en affrontant des équipes qui ont un style de jeu différent de celui de la Bundesliga. Et jouer un match tous les soirs est un bon rythme ».

Retrouvailles

 Grosswallstadt est opposée, dès aujourd'hui, à Chambéry pour son premier match. Une rencontre que Richardson attend avec impatience : « Jouer Chambéry est un immense plaisir car je vais me retrouver face à un ancien partenaire devenu désormais entraîneur... » Cet ancien partenaire n'est autre que Philippe Gardent, son ex- coéquipier à l'OM -Vitrolles et en équipe de France. Richardson fait d'ailleurs de Chambéry l'un de ses favoris. « Je les vois bien en finale », affirme-t-il.  Dès demain, Grosswallstadt retrouvera sur sa route les Alsaciens de La Robertsau dans leur salle. « Je suis impatient de jouer la Robertsau, confie Richardson, car j'ai une rancune envers l'un de ses joueurs. L'intéressé se reconnaîtra... ». Un beau défi en perpective !  Le coeur de Richardson bat désormais au rythme de l'EuroTournoi... « J'espère qu'il sera à la hauteur de sa réputation, glisse-t-il, avec malice. Un clin d'oeil à Laurence Wagner, l'une des responsables des relations publiques et du sponsoring, qui « lui a souvent vanté les qualités de la manifestation ». Des qualités dont il ne semble pas vraiment douter !  « L'an passé, j'étais venu en spectateur pour la dernière soirée, poursuit-il. Les joueurs étaient unanimes pour dire qu'ils avaient passé un excellent moment ». Il n'y a pas de raison pour que la tradition se perde. Alors que la fête commence...

Manuela Gréau