Dernières Nouvelles D'Alsace, Dimanche 31 Août 1997.


 

 
Grosswallstadt : le Jackpot !




Jackson Richardson, auteur des deux derniers buts de sa formation, a fait étalage de son talent hier soir. Au grand bonheur d'un public conquis. : (Photo DNA - Bernard Meyer)


 Emmené par un superbe Jackson Richardson, le TV Grosswallstadt a remporté, hier soir, le 4e EuroTournoi de Strasbourg, succédant au palmarès de cette superbe manifestation aux Slovènes de Celje.

 Dans un Centre sportif de la Robertsau ayant trouvé preneur jusqu'au dernier centimètre carré, le TV Grosswallstadt a remporté le 4e EuroTournoi de Strasbourg en se défaisant, au terme de prolongations palpitantes, des Hongrois de Budapest (31-29).  Devant plus de 1 000 spectateurs n'ayant d'yeux que pour Jackson Richardson, les Allemands se firent cependant quelques frayeurs, pas forcément utiles. Quel mouche poussa donc Thomas Gloth, l'entraîneur allemand, à se priver durant près d'un quart d'heure de son meneur de jeu qui, jusque là, avait mené les siens sur une voie royale ? Toujours est-il qu'après s'être assuré jusqu'à trois longueurs d'avance (16-13 à la 39e), le TVG, en perte de vitesse sans son régulateur, commença à bafouiller son handball.  Mohacsi (14 buts) et les siens recollèrent ainsi à 16-16 bien qu'handicapés par la blessure (luxation du pouce) de Koszecki, le meilleur joueur du tournoi.

 Si les deux équipes s'étaient rendu buts pour buts jusqu'à la pause (10-10 et... 10 égalisations au score), Grosswallstadt semblait pourtant tenir le bon bout. Les Hongrois, revigorés, revinrent dans un match qui leur avait un moment échappé. Nagel redonna bien un peu d'air aux siens (20-18 à la 49e), mais Mohacsi, encore, replaça son équipe devant (20-22 à la 53e).  Dans ce final fou, fou, fou, Dakic redonna l'avantage aux Allemands (24-22 à la 57e) avant que les Hongrois ne profitent de deux exclusions allemandes pour égaliser à la sirène.

 Jack la perle, Jack la coqueluche fut l'homme de la prolongation. En marquant les 30e et 31e buts de sa formation, la perle du handball français donna aux siens le succès après que Budapest se fut assuré jusqu'à trois longueurs d'avance (25-28).  Grosswallstadt, dans l'ambiance que l'on devine, venait d'inscrire son nom au palmarès de l'EuroTournoi. Non sans se faire inutilement peur. Car, sincèrement, comment peut-on se permettre de laisser, un quart d'heure durant, un joueur comme Jackson Richardson sur le banc ?

A.V.