Gull, le melting « pote »
© Dernières Nouvelles d'Alsace, Vendredi 29 Août 2003.


 


 


Éric Gull, le nouvel arrière droit des Ours de Moscou, participe pour la 3e fois à l'EuroTournoi.(Photo DNA - Bernard Meyer)

 

• • • Pour la troisième année consécutive, Éric Gull participe à l'EuroTournoi. Après deux saisons sous les couleurs de Sélestat, c'est avec les Ours de Tchekhov de Moscou qu'il revient en Alsace.  A tout juste 30 ans (il a fêté son anniversaire hier), Éric Gull a déjà connu une multitude de clubs. Né à Buenos Aires, il a d'abord évolué au Brésil avant de venir jouer en Europe. Repéré lors de ses matches avec la sélection nationale argentine, Éric a posé ses valises successivement en Suède, en Espagne (Leon), en France (Sélestat) et tout récemment en Russie.  Chacune de ces expériences a fait de lui un véritable polyglotte - il parle anglais, portugais, français, espagnol, a des notions de suédois, vient de se mettre au russe et rêve encore d'apprendre l'allemand et l'italien - et un citoyen du monde. « Tous ces pays européens où j'ai vécu sont vraiment différents. En Suède, c'était un peu trop triste à mon goût, en Espagne on tchatche beaucoup, c'est vraiment la France que j'ai trouvé le plus sympa. Mais dans mon coeur je reste Argentin », commente l'arrière-droit.

Trois motifs de départ

 Et Moscou ? « J'ai eu mon premier contact « sportif » avec l'équipe le week-end dernier lors du tournoi de Lanzarote. Le premier match a été un peu difficile car je sortais juste de l'avion, raconte-t-il. Mais ça commence à venir. »  C'est lors du Mondial que le club moscovite s'est intéressé à Éric. « Trois motifs m'ont décidé à quitter Sélestat pour Moscou. D'abord c'est un excellent club qui participe à la Ligue des Champions. J'apprécie énormément l'entraîneur, Vladimir Maksimov. Enfin, il y a des raisons économiques», explique Éric.

Content d'être de retour

 Mais de son expérience alsacienne, celui que l'on appelle depuis affectueusement « la baguette » (il mesure 2,04 m), garde de très bons souvenirs. « Je me suis fais beaucoup d'amis ici. Ça fait vraiment plaisir de revenir. Je n'ai qu'un regret, c'est que Sélestat ne joue pas cette année, avoue Éric. Mais les équipes de ce dixième rendez-vous sont très fortes. La nouvelle salle est super bien. »  C'est aussi la dernière occasion de peaufiner le jeu avant la reprise du championnat russe. « On veut être à nouveau champion mais surtout on veut passer la première phase de la Ligue des Champions, et il n'y a qu'une seule place », explique le nouveau numéro 8.  Un nouveau pays, une nouvelle langue et de nouveaux objectifs, c'est ce qui attend Éric lors de cette nouvelle saison. Et quand on lui demande s'il compte poser ses valises définitivement un jour, le globe-trotter répond : « Peut-être dans cinq ou six ans quand j'arrêterai de jouer. Ce sera alors en Argentine, enfin a priori... »

Justine Sauvage