© Dernières Nouvelles d'Alsace  - Lun 12 juil. 2004

Bienvenue à la maison !

 

Vainqueur l'an dernier avec Chambéry, Daniel Narcisse devrait revenir, cette année, à Strasbourg avec l'Équipe de France. A l'occasion d'un 11e EuroTournoi qui se doit d'être la fête du handball.(Photo DNA - Franck Delhomme)

Le 11e EuroTournoi de Strasbourg se disputera du 22 au 25 juillet au Rhenus sports. La France, l'Espagne, la Hongrie et l'Égypte, quatre équipes qualifiées pour les Jeux Olympiques, participeront à un tournoi devenu référence, mais qui a, malgré tout, conservé son cachet.

Il est président de l'EuroTournoi. Et occupe ses samedis après-midi à vendre, avec quelques uns des bénévoles faisant vivre l'ET, des billets d'entrée dans le hall d'entrée d'une grande surface strasbourgeoise.
 C'est que Christian Carl - qui a pris cette année la succession de Christian Cugney, trop pris par ses obligations professionnelles - n'a qu'une obsession : faire de la 11e édition de ce rassemblement strasbourgeois une immense fête. Celle du handball, en l'honneur d'une équipe de France qui, dans la foulée, s'envolera pour le Caire où elle participera à un dernier tournoi avant son entrée en lice aux Jeux Olympiques d'Athènes.

Une histoire d'amitié

 Ultime rescapé (à encore figurer dans l'organigramme de l'ET) de cette réunion entre amis s'étant déroulée en fin d'année 1993 au club-house de l'ASL Robertsau et au terme de laquelle naquit l'ET, Christian Carl vit, respire et mange EuroTournoi depuis quelques semaines. Toujours aussi impressionné de la tournure prise par les événements au fil des années.
 « C'est sûr, il y a onze ans, personne n'aurait imaginé qu'un jour ce tournoi se jouerait entre équipes nationales au Rhenus. On avait eu les sélections nationales il y a quatre ans avant Sydney et la salle l'an dernier. Là, nous aurons les deux en même temps. Et c'est un sacré challenge de trouver l'équilibre entre la dimension prise par cette manifestation et cet esprit de convivialité et de partage qui nous a toujours animés. »
 Depuis onze ans, l'EuroTournoi est, en effet, une grande et belle histoire d'amitié, chacun de ceux étant un jour passé par le tournoi gardant le souvenir d'une manifestation ou compétition a toujours rimé avec passion

« Le tournoi de tous »

 « C'est la marque de fabrique et cela doit le rester, poursuit Christian Carl qui, plus que président, se sent dépositaire de cet état d'esprit. « L'ET n'est pas le tournoi de l'un ou de l'autre, mais celui de tous. Il a un rôle fédérateur et n'a de but que de faire vivre le handball. Depuis 12 ans, derrière la vitrine que sont les matches, il y a beaucoup de personnes qui travaillent d'arrache-pied pour qu'il en soit ainsi. »
 Beaucoup qui ne comptent ni leur temps ni les efforts pour que la 11e édition de ce qui est devenu un des plus grands événements handballistiques d'Europe soit une réussite sur tous les plans. Tant au niveau sportif qu'à celui de l'accueil réservé aux quatre équipes présentes.
 « Ce n'est pas toujours évident d'accueillir la famille ou des amis chez soi. On a forcément envie que tout soit parfait, qu'ils s'y sentent bien. C'est le pari que nous nous sommes lancé... » Et que les dirigeants de l'ET gagneront grâce à tous ceux, « humainement remarquables » oeuvrant pour y parvenir. De Christophe Celeny, Olivier Ragot ou Éric Nicora (accompagnateurs d'équipes il y a 11 ans !) à Jacky Leguay ou Christian Schaaf (deux des anciens à avoir rejoint l'ET) en passant par Pierre Halter, David Christmann, Dédé Vogel ou Martin Buchheit. Et tant d'autres...

« Une marque de respect »

 Autant de passionnés qui mériteraient effectivement de s'octroyer des vacances à partir du 25 juillet, animés par le sentiment du devoir accompli.
 « Nous ne serons heureux que si cet ET est véritablement une fête. Et, pour cela, il nous faut remplir le Rhenus, au moins le dimanche. Et ce n'est pas un challenge personnel, mais juste une marque de respect pour cette équipe de France, pour ces joueurs qui méritent de sentir qu'ils ne sont pas seuls au moment de partir à la conquête de l'or olympique. Ce serait bien que ces joueurs-là trouvent à Strasbourg tout ce qu'il leur faut pour s'attaquer à leur challenge à eux dans les meilleures conditions... »

A.V.