© Dernières Nouvelles d'Alsace  - Ven 23 juil. 2004

Dans le tempo

Jérôme Fernandez et les Bleus n'ont pas manqué leurs retrouvailles avec le public alsacien. (Photos DNA - Muriel Bortoluzzi)

L'équipe de France n'a pas raté ses débuts dans le 11e EuroTournoi. Vainqueur, hier soir au Rhenus devant un peu plus de 3 000 spectateurs, de solides Égyptiens (25-21), les Tricolores ont été fidèles au rendez-vous.

 Pas forcément transcendants - il en était difficilement question au sortir d'un peu plus de deux semaines de stage intensif - mais présents comme l'attendaient Claude Onesta et son staff, les Français ont été fidèles au poste.

Problèmes de réglage

 « Nous sortons d'une grosse période de travail, lâchait le coach après coup. Le but du jeu, ce soir, était plus de nous évaluer que de gagner. Ce n'est finalement pas plus mal que tout n'ait pas été parfait... »
 Pas parfait et pour cause, les Tricolores, arrivés à Strasbourg en début d'après-midi et, on l'a dit, tout juste sortant d'une quinzaine où rien, physiquement, ne leur fut épargné, disputaient face à l'Égypte leur premier match depuis longtemps. Depuis le 6 juin pour quelques uns d'entre eux...
 « Dans ces conditions-là, il est forcément normal que l'on connaisse quelques problèmes de réglage, poursuit Claude Onesta. De plus, nous avions à faire à un adversaire visiblement pas décidé à subir le rapport de force. » Une équipe d'Égypte qui, selon le sélectionneur allemand Heiner Brand, présent dans les tribunes du Rhenus « sera à prendre très au sérieux à Athènes. »

« Le temps de ne
pas se presser »

 Mais bon. malgré quelques imperfections, notamment dans la finition, l'équipe de France l'a emporté. Sans qu'il n'y ait rien à redire, Claude Onesta se permettant, de plus, de se livrer à quelques essais (Bertrand Gille arrière mais ce n'est pas vraiment une nouveauté, Karabatic, Guillaume Gille ou Narcisse au poste d'arrière droit, c'est moins courant).
 « On a trois matches à Strasbourg puis trois en Égypte pour peaufiner tout ça, continue l'entraîneur national. C'est là, avant Athènes, que je dois gérer mes arrières droits potentiels, la performance de Jackson (Richardson), celle de Ploquin derrière Omeyer (excellents tous les deux hier soir) ou encore les deux pivots de luxe (Kervadec et Bertand Gille) que nous possédons. On a, finalement, le temps de ne pas se presser... »

A.V.