© Dernières Nouvelles d'Alsace  - Sam 24 juil. 2004
La surprise hongroise

Défense acharnée des Espagnols sur Laszlo Nagy, le gaucher hongrois, auteur de 4 buts, hier soir.(Photo DNA - Alain Destouches)

La Hongrie a causé une petite surprise en se défaisant de l'Espagne, hier soir, à l'occasion de la deuxième journée du 11e EuroTournoi de Strasbourg.

Puisque cet EuroTournoi, préolympique faut-il le rappeler, est avant tout l'occasion pour chacun de s'évaluer tout en jaugeant certains de ceux dont on croisera la route aux Jeux d'Athènes, Claude Onesta a forcément tiré quelques précieux enseignements du match ayant opposé, hier soir au Rhenus, l'Espagne et la Hongrie.
 24 heures après que la France a battu l'Égypte, l'entraîneur français a dû faire le plein d'infos tout comme, d'ailleurs, Daniel Costantini, son prédécesseur à la tête du groupe France, fidèle parmi les fidèles du rendez-vous strasbourgeois.

La Cuba-connection

 Au premier rang de ces infos-là, le coach tricolore aura sans doute noté l'apport des ex-Cubains que sont Urios, Perez et Diaz. Le premier, ancien de l'US Ivry tout fraîchement naturalisé Espagnol, mais aussi et surtout les deux suivants, Hongrois depuis peu.
 Ces deux-là sont les premiers responsables du succès de leur formation. Eux qui permirent à cette dernière de toujours faire la course en tête à l'exception d'un très court instant en fin de première période lorsque les Espagnols, à la faveur d'un 5-0 initié par Dujshabaev, passèrent devant à 13-14.
 Impressionnants d'entrée de match à un moment où Szathmari dans ses buts se montrait intraitable, les deux compères donnèrent vite de l'air à une équipe de Hongrie pouvant également compter sur Nagy, le gaucher du FC Barcelone (11-7 ou 13-9 avant le sursaut espagnol, 17-15 à la pause).

Plus vite et plus fort

 L'Espagne, à nouveau distancée en début de seconde période (21-17), pouvait heureusement compter sur un Ortega diablement efficace (25-24 et 5/6 pour l'ailier barcelonais). Pas assez pourtant pour mettre à raison des Hongrois visiblement plus frais, en tout cas plus avancés dans leur préparation.
 Tant et si bien que ces derniers terminèrent comme ils avaient commencé : plus vite et plus fort que leurs adversaires, Ivancsik ayant le bon goût de faire le spectacle à l'occasion de quelques contre-attaques d'école.
 31-28 et une petite surprise quand bien même chacune des quatre équipes venues à Strasbourg visent moins le résultat que la manière durant ces quatre jours. Parce que, pour tous, c'est dans un peu plus de 15 jours qu'il faudra gagner.
 Reste que la « finale » du tournoi qui semblait, pour beaucoup, devoir opposer la France à l'Espagne samedi, pourrait bien avoir lieu dès ce soir à l'occasion du match entre la France et la Hongrie. A ne pas manquer donc...

A.V.