© Dernières Nouvelles d'Alsace  - Mar 12 juil. 2005

L'esprit, atout n°1

Christophe Célény (à gauche) et Christian Carl : face à la concurrence, l'EuroTournoi campe sur ses valeurs d'origine.(Photo DNA - Xavier Thierry)

A l'heure où d'autres compétitions d'avant-saison apparaissent dans le calendrier, l'EuroTournoi peut compter sur son esprit et ses valeurs. Oui, le relationnel et la convivialité attirent encore des équipes de haut-niveau !

 

« On aurait bien voulu avoir Ciudad Real, mais cette année, ce club organise son propre tournoi aux mêmes dates que le nôtre. Et la venue de Valladolid a été une grosse affaire.. » Eh oui, l'EuroTournoi a des concurrents. Et cette fois, c'est du sérieux.
 Christian Carl et Christophe Célény, respectivement président et directeur de l'ET en conviennent : Strasbourg n'est plus l'unique destination des équipes européennes. En Espagne, Allemagne ou Danemark, des rivaux sont apparus.

Pas de fantaisies

 « Ce sont des tournois associés à de grandes marques comme Hummel ou Schlecker. Les équipes sont entièrement prises en charge et il y a des primes à la fin... »
 A Strasbourg, on n'a pas les moyens de rivaliser. Le budget de 220 000 euros n'autorise pas de fantaisies même si les partenaires privés et les collectivités territoriales sont fidèles au poste.
 « La fin du mois d'août est une excellente période pour un tournoi d'avant-saison. Beaucoup de clubs sont prêts à venir jouer mais ils sont de plus en plus nombreux à adopter une logique basée sur l'argent. »

Séduire...

 Les organisateurs strasbourgeois continuent donc leur politique de relationnel pour séduire les grands clubs et conserver un plateau de très haut niveau. Et le 12e le sera à nouveau.
 « La convivialité propre à l'EuroTournoi et le palmarès des éditions précédentes font venir les équipes chez nous. Mais il est clair qu'on va devoir beaucoup discuter avec les entraîneurs et les joueurs pour garder le contact et ce fameux relationnel. »
 Cet esprit ET (il n'a pas changé depuis la première édition en 1994) est assurément l'atout n°1. Il séduit à la fois les équipes et les partenaires.
 Quand on voit les formations qui seront en lice du 25 au 28 août, on se dit qu'une fois de plus, c'est gagné. Deux équipes françaises, deux allemandes, une ukrainienne et une espagnole.
 Pour trois de ces escouades, il s'agira d'une première : Gummersbach (12 fois champion d'Allemagne tout de même), Nordhorn (avec les Suédois Vranjes et Gentzel) et Valladolid (avec l'ex-Sélestadien Éric Gull).

Richardson, Hmam,
Anquetil, Yoon...

 « On arrive à stabiliser notre plateau avec des équipes qui sont dans le top 5 de leur championnat. Cette année, il y aura Richardson, le Coréen Yoon, le Tunisien Hmam, Anquetil, Guigou, Bojinovic, Omeyer, Narcisse, Houlet... »
 Devant tant de talent, il reste à espérer que le Rhenus Sport soit rempli comme un oeuf, quatre jours durant. « L'an dernier, on a atteint les 5 000 le jour des finales. On avait un total de 13 500 pour tout le tournoi. »
 Encore un élément de plus pour convaincre joueurs et entraîneurs de revenir en Alsace... « En plus, on se dit qu'avec des garçons comme Houlet et Lövgren, qui vont bientôt devenir des managers, le fil rouge et le relationnel vont être maintenus. Et que ça va forcément nous servir pour l'avenir. »
 12e EuroTournoi, du 25 au 28 août au Rhenus Sport de Strasbourg avec Montpellier (Fra), Chambéry (Fra), Gummersbach (All), Valladolid (Esp), Nordhorn (All) et Zaporodje (Ukr).

Christophe Schnepp