© Dernières Nouvelles d'Alsace  - Dim 28 août 2005

Omeyer en trois actes

Vainqueur de l'EuroTournoi en 2004 avec l'équipe de France, Thierry Omeyer n'a pas connu la même réussite cette année avec Montpellier.(Photo DNA - Muriel Bortoluzzi)

Après leur victoire à la Schlecker Cup, Montpellier et Thierry Omeyer n'ont pas pu confirmer à l'EuroTournoi. Le gardien alsacien a fait le maximum mais la réussite lui a manqué. Aujourd'hui, il lui reste une occasion de mener son équipe à la victoire.
 L'EuroTournoi, Thierry Omeyer le connaît comme sa poche. C'est la 9e fois (en douze ans) qu'il dispute cette épreuve. A ce jour, avec ses coéquipiers Golic et Anquetil, il détient d'ailleurs le record de participations à l'ET.
 Sous contrat jusqu'en 2009 avec le club champion de France, le gardien alsacien a vécu trois actes chauds au Rhenus. D'abord contre Nordhorn avec un match nul (26-26).

Acte 1 : une période
de rêve puis...

 « En ce moment, on a du mal à tenir le score et à ''tuer'' un match, concède Omeyer. Contre Nordhorn, ça s'est encore produit. Pourtant, on a très bien commencé les deux périodes mais les Allemands sont revenus deux fois. »
 A la mi-temps de ce match (disputé devant 3 000 et non pas 1500 spectateurs comme indiqué par erreur), l'Alsacien avait pourtant marqué son territoire. Le chiffre est excellent : 13 arrêts sur 24 tirs...
 Inversement, la 2e mi-temps ne lui a « offert » que deux arrêts. « Un gardien peut faire 25 arrêts les bons jours, quand tout va bien, raconte-t-il. Mais un total de dix arrêts peut suffire. A condition qu'ils aient été faits dans les moments importants. »
 « Dans ce match, la confiance a changé de camp, poursuit-il. L'arrière-gauche de Nordhorn (Przybecki) a pris ses marques. On s'est relâchés, leur défense en 6-0 nous a gênés. On les a laissé jouer. »
 A la 57e, Omeyer est remplacé par le jeune Milan Calic (le fiston de Zoran, l'ancien du RC Strasbourg). Une nuit plus tard, il sait ce qu'il faut faire contre Valladolid : « Un match plein, gagner pour aller en finale. »

Acte 2 : frustration

 Hier contre les Espagnols, de franches difficultés qui apparaissent : Omeyer encaisse sept buts en dix minutes.
 Pire, il constate que son homologue, Sierra, éteint les tirs de ses coéquipiers y compris sur penalty (14 arrêts en vingt minutes). Même s'il parvient lui-aussi à repousser des ballons espagnols, on sent l'Alsacien un brin frustré. Il n'a pas la même réussite.
 A la mi-temps, Montpellier est mené 13-14. Omeyer a repoussé 8 des 22 tirs de Valladolid. La suite reste morose. Les Espagnols gardent la main et s'imposent (35-28).
 Dépité, les mains sur les hanches, Omeyer fait la grimace. Son bilan est de 14 arrêts sur 49 tirs.

Acte 3 : pour l'honneur

 Aujourd'hui à 13h, Montpellier tentera d'éviter la dernière place de l'EuroTournoi. Devant son but, « Titi » fera son métier. Pour sauver l'honneur.

Christophe Schnepp