© Dernières Nouvelles D'alsace, Mardi 30 Août 2005

La montée en puissance


 


 


13 000 spectateurs ont assisté, durant quatre jours, à quelques confrontations de très haut niveau. Pas étonnant avec des équipes comme Montpellier (Bojinovic au tir) ou Valladolid (Pocholo et Ugalde), 2e du tournoi.(Photo DNA - Muriel Bortoluzzi)

 

Le 12e EuroTournoi de Strasbourg s'est achevé, dimanche, par le succès de Gummersbach, quatrième club allemand, après ceux de Grosswallstadt, Kiel et Magdebourg, à inscrire son nom au palmarès de l'épreuve.

Plus ça va et mieux ça va. De l'avis général, le 12e EuroTournoi de Strasbourg, organisé la semaine dernière au Rhenus sport, a été le meilleur. Tout comme l'avaient été celui de 2004 l'an dernier ou celui de 2003 il y a deux ans. Voire celui de 2002 il y a quatre ans...

Souvenirs

 « On plaisante et, en même temps, on garde toujours en mémoire les souvenirs les plus récents, confesse Christophe Célény, le directeur du tournoi. Mais c'est vrai que nous avons tous cette impression de montée en puissance au fil des éditions. Le niveau de jeu a été excessivement élevé cette année, toutes les équipes invitées ayant répondu aux attentes. On connaissait le savoir-faire des Allemands, on se doutait de celui des Espagnols. Voire Montpellier (vainqueur de Kiel et Veszprem huit jours plus tôt à la Schlecker Cup) terminer 5e ou Nordhorn finir 3e sans avoir perdu de match montre le niveau atteint durant ces quatre jours. »

« Avant tout une
aventure humaine »

 Succès sportif donc, succès populaire également. Plus de 13 000 spectateurs ont, en effet, fréquenté le Rhenus sport durant ces quatre jours. Pas rien lorsque l'on sait les difficultés à remplir les salles des jours de semaine dès 18 heures.
 « Tout comme ils l'avaient fait la saison dernière, les gens ont suivi et c'est une de nos grandes satisfactions, lâche Christian Carl, le président de l'EuroTournoi. Pour nous comme pour tous ces bénévoles (ils étaient 120 cette année, venus des quatre coins d'Alsace) qui nous permettent de proposer un tel tournoi. Parce que l'ET est avant tout une aventure humaine. »
 Il y avait finalement unanimité dimanche, au soir de la dernière journée achevée au Pavillon Joséphine et ayant regroupé les équipes, les partenaires, les arbitres et les représentants des collectivités locales.
 « Tous ont effectivement apprécié, enchaîne Christophe Célény. Notamment les joueurs. De voir Gummersbach mettre l'ambiance, Valladolid fêter l'anniversaire d'Éric Gull et les dirigeants espagnols - avec lesquels nous avions eu quelques petits problèmes lors de nos premiers contacts - nous faire part de leur désir de revenir est, pour nous, la plus belle des récompenses. »

« Ce sera grandiose »

 Le rideau est ainsi tombé sur une édition 2005 remarquable à tous les niveaux. Montpellier et Valladolid ont été les derniers à quitter l'Alsace, hier matin, laissant Christian Carl, Christophe Célény et les leurs à des tâches d'ordre plus domestique.
 « C'est un peu lendemain de fête, ambiance tabac froid », termine Christian Carl. « Mais on est tous animé du sentiment du devoir accompli, ajoute Christophe Célény. Quant bien même nous étions tous un peu au bout du rouleau dimanche soir, tous les petits mots et les petits gestes nous ont déjà boosté pour l'année prochaine. Promis, ce sera grandiose... »

A.V