© EuroMag, Vendredi 25 aout 2006

D'Anjou, feu!

Le parcours de Bertrand Roiné handballeur commence en 1987 lorsque le petit bertrand suit ses deux frangins à à l'école de hand. pourquoi le hand? "Parce que dans la ville où j'habitais, il n'y avait rien d'autre..." C'était comme ça à Noyant, petite localité du Maine et Loire à quelques encablures d'Angers.

Et petit à petit l'oiseau grandit et suit le cursus traditionnel du handballeur en devenir. Il intègre ainsi la section sport-études d'Angers. Angers, la grande ville du coin qui absorbe finalement le petit club de Noyant afin de franchir un cap et de continuer à grandir.

"J'ai fait deux ans en sport-études au lieu des trois habituels puisque j'ai ensuite intégré l'équipe une d'Angers alors en D2. J'étais encore très jeune et cette saison là, je n'ai fait que participer aux entraînements."

Les croisés de Roiné

C'est la saison suivante que Bertrand effectue ses premiers matches en "1". "C'est un bon souvenir puisque nous accédons à l'élite, la D 1." Suivront deux années supplémentaires en terre angevine. Deux saisons moins heureuses pour Bertrand puisque il se blessera aux ligaments croisés du genou... deux fois! De tels dégâts auraient pu signifier la fin d'une carrière à peine entamée mais il tient le coup, se remet, se met en valeur et voit arriver des offres de clubs plus huppés qu'Angers.

"Parmi d'autres, j'ai reçu des offres du Paris HB, de Chambéry et de Dunkerque. Ce sont ces deux derniers clubs qui m'attiraient plus particulièrement. Nous rencontrions souvent les Dunkerquois en matches de préparation et je connaissais bien le groupe. Le club visant assez haut en D1 et jouant la coupe de l'EHF, j'optais donc pour le Nord."

Deux ans plus tard, nouvelles envies de migration. Chambéry se mainfeste à nouveau. Cette fois, Roiné se laisse séduire. Il est vrai qu'après Angers et Dunkerque, le club savoyard est une progression logique. "Le club est très ambitieux avec son projet, sa nouvelle salle, le retour de Daniel Narcisse en 2007, tout cela a fortement compté dans ma décision." Cerise sur le gâteau, la qualification pour la Ligue des Champions obtenue lors de la dernière journée de championnat: "J'avais signé avant la qualification. Quand j'ai appris la nouvelle dans le vestiaire dunkerquois, j'étais plus qu'agréablement surpris!"

Intégration facile

Notre arrière gaucherejoint donc Philippe Gardent et sa troupe. L'intégration se fait facilement: "Je n'ai jamais eu de souci de ce point de vue dans les autres clubs, il n'y avait pas de raison que cela se passe mal à Chambé." Le grand Jack le confirme: "C'est un gars agréable à vivre. Il est à l'écoute. On sent qu'il a envie et qu'il veut apporter son écot à la progression du groupe. Comme joueur, on avait joué contre Dunkerque et on connaissait donc son potentiel physique et au tir. Il me rappelle Jérôme Fernandez à ses débuts."

Bertrand est ambitieux mais ne tire pas de plan sur la comète pour autant. "Il faut que le club se requalifie pour la Ligue des Champions. Ce sera dur avec Montpellier, Ivry et Paris. La progression vers les hautes sphères européennes comme le club le souhaite passe par là." A titre personnel, l'Equipe de France attire bien évidemment le néo-Savoyard: "J'aimerais bien sûr intégrer le groupe. Mais le poste d'arrière gauche est bien fourni chez les Bleus: Karabatic, Narcisse, Fernandez... Difficile de se frayer un chemin là dedans."

Et l'étranger

Bertrand a trois ans de contrat à Chambéry. Et après? "L'étranger, c'est tentant et j'y pense... sans y penser. Trois ans c'est long. Attendons de voir ce qui va se passer à Chambé. Si le club concrétise son projet, si je progresse, si... et si... Chaque chose en son temps, on verra ça en temps voulu"

Eric SEYLLER