© EuroMag, Samedi 26 aout 2006

Ciudad Real, forcément
On les attendait, bien évidemment. Les Espagnols de Ciudad Real n'ont pas raté leur entrée en matière, hier soir dans un Rhenus bien garni pour un vendredi, justifiant leur rôle de favori en ne faisant qu'une bouchée des Suédois de Sävehof (36-22).

Didier Dinart : solide comme d'habitude. (Photos DNA - Laurent Réa)

Ils sont champions d'Europe et, plus que ce titre là, ils sont ce qui se fait de mieux en Europe. Tout simplement parce que, eux, les Espagnols de Ciudad Real, ont sur le terrain, mais aussi sur le banc, le must du handball européen.
 Ils sont les meilleurs, à l'endroit comme en verlan, et les joueurs de Talant Dujshebaev (un entraîneur à la mesure de l'équipe qu'il coache), pas forcément déjà au mieux eux qui, avant leur arrivée à Strasbourg, ne sortaient que de trois semaines de préparation dite physique, l'ont montré hier soir à l'occasion de leur grands débuts dans l'EuroTournoi.
 

Le mieux d'Europe avecles meilleurs d'Europe

 On avait apprécié les Suédois de Sävehof la veille, volontaires face à une formation de Chambéry dominatrice, c'est vrai, mais pas forcément souveraine (30-26). On les vit accrocheurs, hier encore, à l'image d'Eridson (6 des 10 premiers buts de son équipe), de Kappelin (20 arrêts), sans doute un des meilleurs gardiens de ce tournoi (qui n'en manque pourtant pas, de bons gardiens) ou de Lennartson. Pas assez, cependant, pour perturber cette superbe machine que constitue ce nouveau grand d'Europe.
 Sous l'impulsion de Rutenka, le meilleur buteur du dernier championnat d'Europe (on va y revenir), les Champions d'Europe ne tardèrent pas à prendre le large (7-2 à la 12e).
 On avait dit qu'on y reviendrait, on y revient : parce que si le Slovène s'est illustré en Suisse, il n'est pas le seul de la formation capitale de la Mancha chère à Cervantes à y avoir brillé. Tour d'horizon : Dinart, notre Dinart à nous, élu meilleur défenseur ; Stefansson, l'Islandais, meilleur passeur du tournoi (et meilleur buteurs de l'équipe espagnole hier !), Urios, l'ex-cubain, meilleur pivot, ou Sterbic, ce fabuleux gardien (Bertrand Hoffer lui-même en convient), désigné meilleur joueur du monde cette année. Et on ne vous parle pas de Metlicic (champion olympique avec la Croatie), de Hombrados, Davis, Belaustegui ou Entrerios, champions du monde avec l'Espagne. ni de Pajovic ou Zerman, pas les moins bons...

On connaîtra les finalistes ce soir

 Bref : comment battre cette dream team-là ? Comment bousculer ces « galactiques du handball » dixit Daniel Costantini, parrain du tournoi et spectateur intéressé hier ? Comment ? Sävehof, malgré toute sa bonne volonté, n'a pas trouvé la solution hier soir, c'eût été étonnant (18-10 à la pause, 36-22 pour finir). Chambéry tentera d'y parvenir ce soir (20h), place de finaliste en jeu. Mais cela risque d'être difficile...
 Avant que les stars espagnoles ou assimilées ne s'activent, les Danois de Gudme, qui eux aussi faisaient leur entrée dans le tournoi, se sont défait des Hongrois de Szeged (33-29) qui avaient pourtant fait forte impression, la veille, face à des Montpelliérains présents au grand complet hier soir bien qu'exempts.
 Résultat peut-être anecdotique sauf que Michael Guigou et les siens joueront, aujourd'hui face aux Danois, une place en finale de l'EuroTournoi ce dimanche...

A.V