© EuroMag, Mardi 29 aout 2006

Le sommet européen
Le 13e EuroTournoi a vécu, et superbement vécu. Ciudad Real, vainqueur pour sa première participation, et Montpellier ont mis, dimanche soir, un point final à une manifestation qui a une fois encore atteint les sommets.

L'EuroTournoi, c'est aussi ça. Adversaires durant le match, amis dès le coup de sifflet final donné, Didier Dinart (Ciudad Real) et Greg Anquetil (Montpellier) sont tombés dans les bras l'un de l'autre.

Christian Carl et Christophe Celeny, maîtres d'oeuvre d'un EuroTournoi qui ne cesse de grandir. (Photos DNA - Laurent Réa)

C'est chaque année la même chose. Il n'est pas un joueur, pas un dirigeant qui ne quitte Strasbourg sans y aller de son couplet sur la qualité du tournoi organisé depuis maintenant 13 ans dans la capitale bas-rhinoise. Pas un qui ne se confonde en compliments et en remerciements, jurant d'y revenir si on l'y accepte à nouveau.
 Il n'en pas été autrement cette année. Au lendemain d'une finale somptueuse entre deux des toutes meilleures équipes du monde, après la victoire des « galactiques » de Ciudad Real sur Montpellier au terme d'un match ébouriffant (33-32 après prolongation), il ne reste, outre une petite impression de vide, que les félicitations et les mots d'encouragement de chacun.

« La finale rêvée, une finale de rêve »

 « Notre baromètre, ce sont les équipes et leurs impressions, confie Christophe Celeny, directeur de l'EuroTournoi. Tous nous ont dit être ravis et du plateau proposé et de l'organisation. Ils ont, en outre, été surpris de voir autant de monde pour un tournoi amical... »
 Il est vrai qu'avec plus de 13 000 entrées en quatre jours, l'ET n'a pas fait les choses à moitié, chacun, du côté des partenaires, s'accordant à dire que le cru 2006 était exceptionnel, du même tonneau que le 2004 lorsque la France, l'Espagne, la Hongrie et l'Égypte était venue préparer les Jeux Olympiques à Strasbourg.
 Et puis, il y a eu cette finale. Une finale rêvée devenue une finale de rêve. Rarement les deux favoris de l'ET étaient, jusqu'alors, parvenus à se disputer la victoire, l'un des deux trébuchant avant la dernière marche. Montpellier et Ciudad Real, vainqueurs de la Ligue des champions en 2003 et la saison dernière y sont arrivés, proposant aux 4 800 spectateurs du Rhenus un spectacle d'une rare qualité. De ceux auxquels on n'assiste que rarement...
 « Mais il n'y a pas eu que ce match, poursuit Christophe Celeny. Chaque rencontre du tournoi a été intéressante dans la mesure où, avec des équipes comme Ciudad Real, Gudme, Savehof ou Szeged, c'est un petit tour d'Europe du hand qui a été offert aux Alsaciens ».

« Une équipe de bénévoles rodée et efficace »

 Le haut niveau, mais aussi la convivialité : c'est la marque de fabrique d'une manifestation qui a aussi marqué par son état d'esprit. « Nous pouvons compter sur une équipe de bénévoles bien rodée et efficace, estime Christian Carl, président de l'ET. Une centaine de personnes aussi précieuses que compétentes. »
 Les uns doivent déteindre sur les autres, puisque les Nordiques, que l'on pouvait penser difficiles à manoeuvrer se sont illustrés par leur gentillesse, les Danois de Gudme comme les Suédois de Savehof. Ces derniers, visiblement ravis de leur séjour alsacien, ont même invité une équipe strasbourgeoise à la prochaine Partille Cup, le plus grand tournoi du monde puisque regroupant quelques 10 000 joueurs.
 Et puisqu'on en est aux cadeaux, comment ne pas parler de celui fait par Thierry Dentz, de Dentz et Reibel, le binôme d'arbitres mulhousiens. Les Haut-Rhinois avaient hérité de leur écusson EHF au cours de l'EuroTournoi 2003. Dimanche, le Dentz en question a offert à Christian Carl sa première chemise internationale. Sympa.

Avec Ciudad Real en attendant 2008 ?

 Bref, il n'en est sans doute pas un à ne pas avoir aimé. Pas un à ne pas avoir vibré. L'EuroTournoi, 13e du nom, a bien été un des plus réussis.
 En attendant un ET 2008 qui pourrait être, comme en 2000 ou 2004, un tournoi préolympique, reste aux responsables de cette superbe manifestation, Christophe Celeny et Christian Carl en tête, a réussir le nouveau tour de force de faire au moins aussi bien l'année prochaine. A persuader, entre autres, les Espagnols de Ciudad Real, qui ont également fait part de leur plaisir d'avoir participé à leur premier ET, de faire comme la plupart des vainqueurs depuis la création du tournoi strasbourgeois : revenir pour défendre leur bien...

A.V.