© Dernières Nouvelles D'alsace, Samedi 25 aout  2007

 

Le samedi idéal

On connaîtra ce soir, à l'issue des deux matches prévus au programme, qui de Ciudad Real et de Chambéry d'une part, de Montpellier et de Valladolid d'autre part, disputera, demain, la finale de l'Eurotournoi. Vraiment le samedi ideal.

Exemptes jeudi lors de la première journée du tournoi, les deux équipes françaises du plateau ont connu des fortunes diverses hier. Dans la douleur, Chambéry l'a emporté. Dans la douleur, Montpellier s'est incliné. L'un et l'autre devront s'imposer, ce soir, pour espérer ne jouer qu'à 17h dimanche, horaire de la grand finale de ce 14e ET.
 Ce sont les Savoyards, sans Natek, laissé au repos, opposés à une équipe de Zagreb visiblement revancharde, qui ouvrirent le bal. Plutôt mal d'ailleurs. Narcisse annonçait bien la couleur, dépoussiérant successivement les deux lucarnes de Somic, mais Zagreb, s'en remettant au bras de Bicanic, fit la course en tête. A 4-8 à la 16e, sachant que les Chambériens n'avaient plus trouvé le cadre depuis dix minutes, il y avait de quoi se poser quelques questions.

Il faudra "juste" battre Ciudad Real
 

 C'est en resserrant les rangs derrière que Joli (7/8 hier soir) et les siens refirent surface (5-8, mais 10-12 et 13-13 à la pause). Durant dix minutes, les deux équipes se rendirent coup pour coup (19-19 à la 40e). Avant que Nocar, sur kung-fu, ne redonne l'avantage aux jaunes (47e).
 Mené de deux buts à la 51e (25-23), Zagreb recolla bien à 28-28 (57e). Mais Chambéry tint bon, conservant intactes ses chances de disputer la finale du tournoi. Il faudra "juste" battre Ciudad Real ce soir pour y arriver...
 Quelques instant plus tard, Montpellier fut bien près de signer un scénario quasi identique au précédant. Sauf que les Héraultais partirent de beaucoup trop loin. Menés 7-14 à la pause par une formation de Copenhague sérieuse et pouvant compter sur un Ege facile, les joueurs de Patrice Canayer, il est vrai privés de Guigou et d'Abati, avaient complètement failli durant 30 minutes.

M'Gannem, le "petit grand homme"
 

 Ils se mirent heureusement en tête de réagir après la pause. C'est Karaboué qui donna l'exemple, suivi de M'Gannem, ce "petit grand homme" du handball.
 De tous les bons coups, l'ancien Sélestadien se mit à marquer, sinon à distiller les caviars. Tej, meilleur buteur du match, y trouva largement son compte...
 Mais on l'a dit, Montpellier s'était trop fourvoyé durant 30 minutes pour pouvoir espérer inverser la tendance. Reste que tout demeure possible pour des Héraultais qui, pour atteindre la finale, devront cependant battre Valladolid de trois buts ce soir. Faisable, à condition de ne pas lambiner en route...

 

A.V