© Dernières Nouvelles D'alsace, Dimanche 26 aout  2007

 

Montpellier - Ciudad Real en finale

On prend les mêmes...

Tout comme l'année dernière, Montpellier et Ciudad Real disputeront, cet après-midi (17h) la finale de l'EuroTournoi. Chambéry, longtemps à même de signer l'exploit, affrontera Copenhague pour une place sur le podium.

C'était deux véritables demi-finales que proposait l'EuroTournoi hier. Deux matches franco-espagnols dont les vainqueurs - avec condition pour Montpellier, obligé de l'emporter de trois buts - se qualifiaient pour la grande finale de ce soir.
 Montpellier ouvrait face à Valladolid, Chambéry suivait en affrontant Ciudad Real.
 Une fois de plus, tout comme la veille, les Montpelliérains nous l'ont fait à la Janus. Dans la panade durant une mi-temps, ils montrèrent heureusement un tout autre visage en seconde période. Assez pour inverser la tendance et se qualifier pour leur cinquième finale à Strasbourg (pour un seul succès, en 1994).
 Mais les approches de match dont parle par ailleurs Michaël Guigou ne sont décidément pas le point fort du MHB de ce début de saison. Hier encore, les Héraultais, maladroits en attaque, mais surtout coupables de trop d'absences en défense ne donnèrent que l'image poussive d'une équipe sans âme. Et encore, Meggaiez avait-il tenu la baraque...
 Le plus souvent devant au score, grâce d'abord à un Edu Fernandez-Roura intenable, à un Muratovic de tous les bons coups ensuite, Valladolid fit longtemps figure de futur finaliste (17-17 à la pause, 18-20 à la 34e). Le moment que choisirent les Héraultais pour enfin montrer ce dont ils sont vraiment capables.

La rentrée de
Karaboué décisive
 

 A l'origine de ce sursaut, Daouda Karaboué. Maggaiez avait été bon, l'international français allait être excellent. Deux penalties détournés plus tard, Montpellier avait inversé la tendance grâce, aussi, à un doublé de Tej (22-20 à la 40e).
 A nouveau ou plutôt enfin dans le sens de la marche, M'Gannem, une fois encore intenable, et les siens n'allaient plus laisser Valladolid y croire. Solides derrière, inspirés devant à l'image d'un Hmam transparent jusque là, les Héraultais bouclaient la rencontre en roue libre (23-21, 26-23, 31-25, 33-27 et 35-29). Mieux, beaucoup mieux que la veille...
 Le MHB avait montré la voie, Chambéry, sans Nocar, laissé au repos, fut bien près de la suivre. Durant 55 minutes, les Savoyards tinrent en effet la dragée haute à une formation de Ciudad Real qui, elle, avait décidé de se passer de Dinart et Rutenka, rien que ça.
 Emmenée par Roiné, impressionnant de puissance, Narcisse, toujours aussi aérien et Stojinovic, la formation de Didier Dinart régala le Rhenus.

Ils donnèrent tout,
jusqu'à ne plus en pouvoir
 

 Menés en début de match, les Français passèrent devant à l'occasion d'un 5-0 initié par Roiné (8-7 à la 16e). Se battant sur chaque ballon, ne cédant pas un pouce de terrain, ils firent le spectacle. Au point d'en faire perdre leurs nerfs à d'aucuns, à Metkovic pour ne pas le nommer.
 A 17-14 à la pause, 18-14 juste après, ça fleurait bon l'exploit. Et ça le fleura un bon moment encore (23-22 à la 46e).
 Les Chambériens donnèrent tout jusqu'à ne plus en pouvoir. Jusqu'à ce que la fatigue d'un côté, la profondeur du banc de l'autre, fassent la différence.
 Les Espagnols, enfin les joueurs de Ciudad Real, plus frais, ne se rassurèrent vraiment que dans les cinq dernières minutes (24-28), un dernier retour chambérien (27-29, 90 secondes à jouer) n'y changeant plus rien.
 Pour la deuxième fois consécutive, Ciudad Real affrontera ainsi Montpellier en finale. Juste avant, Chambéry se frottera à Copenhague, 3e place en jeu.

 

A.V.