© Dernières Nouvelles D'alsace, Vendredi 20 aout 2010

 

Chambéry prend position

     L'EuroTournoi a démarré sur des bases élevées hier, les handballeurs gratifiant le Rhenus de leurs premières arabesques. Si Dunkerque s'est incliné, Chambéry, l'autre représentant français en lice hier, a fait plier Logrono.

C'est à Dunkerque - pour une première - et Celje que revenait l'honneur d'ouvrir ce 17e EuroTournoi. On le sait, Noka Serdarusic - l'ancien entraîneur de Karabatic à Kiel - aime que son équipe joue vite. Ses joueurs ne s'en privent pas et les Slovènes prennent les devants (8-6, 15e').
 Avec un impeccable Zorman à la baguette, Celje fait bonne impression et on n'ose à peine imaginer ce que cela donnera quand l'ancien champion olympique croate Petar Metlicic aura rejoint ses nouveaux coéquipiers (l'ancien arrière droit de Ciudad Real doit arriver aujourd'hui à Strasbourg).

Dunkerque sans défense

      Yérime Sylla fait tourner son effectif et n'hésite pas à lancer ses jeunes, ce qui n'empêche pas l'USDK de rester au contact (14-14, 24e', 18-16 à la pause).
 Mais malgré un Butto plein de culot, Celje est supérieur et l'édifice défensif nordiste se fissure (28-21, 43e'). Touati assure le spectacle sur son aile mais Dunkerque, logiquement, s'incline (41-33). « On a montré beaucoup de choses en première mi-temps. Le gros souci, c'est la défense. On n'arrive pas à trouver les bons réglages. On est passé à côté de quelque chose de sympa. Je ne suis pas inquiet non plus, le groupe va surmonter tout ça », analyse Yérime Sylla, l'entraîneur de l'USDK.
 Tout le monde avait hâte de découvrir Logrono, "l'inconnu" de cet EuroTournoi. Les Espagnols n'ont pas tardé à convaincre les éventuels sceptiques. Les derniers demi-finalistes de la Coupe EHF ont donné du fil à retordre à Chambéry.
 Les joueurs de Philippe Gardent se montrent brouillons dans un début de rencontre fermé (3-3 après 14'). Les Savoyards parviennent néanmoins à prendre pour la première fois l'avantage au score grâce à Nocar (10-9, 23e', 15-12 à la mi-temps).

« Le strict minimum »

      Sans être irrésistible, Chambéry s'est acheminé en seconde période vers un succès logique (20-18, 42e', 25-20, 47e'), dans le sillage des nouveaux, Grahovac au but et Saurina sur la base arrière, déjà performants (31-25 au final).
 « On manque encore de rythme et on a fait le strict minimum, souffle, pas vraiment satisfait, Laurent Busselier, l'ailier gauche de "Chambé". J'espère que l'on va monter en puissance car il faudra faire beaucoup plus si l'on veut battre Moscou. »
 Une victoire demain face aux Russes (plus facile à dire qu'à faire !) enverrait les Chambériens en finale de l'ET, eux qui se sont déjà imposés à trois reprises par le passé à Strasbourg.

Simon Giovannini