Wiltberger fidèle au poste

Marc Wiltberger est un inconditionnel de l'EuroTournoi qui débute mercredi prochain. Cette fois, c'est avec le champion de France chambérien que l'ex-Sélestadien renouera avec la compétition.

Marc Wiltberger a passé sa semaine à Vittel. En stage avec le SO Chambéry, l'Alsacien découvre ses nouveaux coéquipiers et les ambitions du champion de France. Entre une séance de DVD avec les frangins Gille et une sieste réparatrice, Wiltberger livre ses premières impressions avant de rallier Strasbourg, mardi prochain. - Comment va la vie chez le champion de France ? - Un peu comme dans toutes les équipes. On court beaucoup, on soulève de la fonte. Sauf qu'ici, tu cours un peu plus vite et tu soulèves un peu plus de fonte qu'ailleurs. Le programme est costaud. Piste et musculation rythment la matinée. L'après-midi est consacré au hand et au medecine-ball. Comme si la "muscu" de la matinée ne suffisait pas ! Enfin, en début de soirée, on se consacre plus au jeu, avec des petites oppositions.

« De Gardent à Narcisse »

- Votre intégration dans ce nouveau groupe se fait-elle facilement ? - Sans problème. Il faut dire que je débarque en terre de connaissance. J'ai eu la chance d'avoir joué avec toutes les générations du groupe. J'ai connu Gardent lors de mes premières campagnes en équipe de France. Puis vint l'époque des frères Gille et enfin la jeunesse avec Daniel Narcisse. De plus, l'effectif n'a pas été chamboulé. Alors je m'acclimate vite. - On imagine que l'ambiance est bonne... - Excellente. Tellement bonne qu'ils m'ont recruté. Selon Gardent, c'était trop détendu. Alors il leur fallait un « connard ». C'est moi qui endosse se rôle ! (il s'esclaffe). Et puis je me fais régulièrement chambré. Bertrand Gille pense que je peux obtenir ma carte vermeil ! - Et votre acclimatation en terre savoyarde ? - C'est une région que je ne connaissais que très peu. Ça fait à peine 200 ans qu'ils sont Français. Alors voir débarquer un Alsacien qui a toujours lutté pour l'être, ça leur fait bizarre ! Comme je suis parti tardivement de Sélestat, j'ai un peu galéré pour trouver un logement. Depuis deux semaines, tout est rentré dans l'ordre et ma famille m'a rejoint.

« Dernier challenge »

- Après une année délicate à Sélestat, quels objectifs vous êtes-vous fixés ? - Il est évident que je ne suis pas venu à Chambéry pour les beaux paysages. Il s'agit très certainement de mon dernier challenge sportif. Et autant terminer le plus haut possible. On a un titre de champion de France à défendre. Et puis il y a la coupe d'Europe. Là, il faudra d'abord passer le tour préliminaire, début octobre. Accéder en poule est le minimum syndical. Et comme Chambéry n'a pas vraiment fait d'étincelles dans cette compétition, on va essayer de viser haut. Mais il est un peu tôt pour préjuger de la suite des opérations. Prenons les étapes une à une, sans extrapoler. - La première étape, justement, passe par Strasbourg. L'EuroTournoi est une compétition que vous affectionnez particulièrement ? - Ç'est vrai, retrouver l'Alsace après un si long exil a quelque chose de rassurant (il se marre). J'ai d'ailleurs martelé que je ne signerais dans un club que s'il participe à l'EuroTournoi ! Plus sérieusement, cette compétition est très importante. Elle permet en quelque sorte de déposer sa carte de visite avant la reprise du championnat. Au vu des adversaires, on ne vient pas ici pour disputer quelques matches paisibles. Il s'agit de se montrer, de s'affirmer. Surtout que Chambéry a un titre à défendre (vainqueur en 1999).

« C'est particulier »

- Vos retrouvailles, jeudi soir, avec Sélestat sont très attendues... - Je n'ai pas de pression particulière. Comme je suis parti en catimini, ça me permettra de dire au revoir à ceux que je n'ai pas vu. Et puis la famille et les amis seront présents. L'EuroTournoi, c'est toujours particulier.  EUROTOURNOI. - Le programme de Chambéry : contre Dunaferr mercredi (20h30) à Reichstett ; contre Sélestat jeudi (18h30) aux Malteries ; contre Metkovic vendredi (18h30) aux Malteries ; phase finale samedi aux Malteries.  Renseignements au 03 88 45 79 52 ou sur le site :  www.eurotournoi.com

Propos recueillis par Sébastien Keller

 

© Dernières Nouvelles d'Alsace, Samedi 18 Août 2001.