Tournoi, mode d'emploi

L'EuroTournoi approche à grands pas. Le coup d'envoi de cette huitième édition sera donné mercredi, à Strasbourg-Robertsau et Reichstett. Petit abécédaire des quatre jours de compétition.

A comme artistes

 Cette édition est marqué par le sceau des artistes associés. Quelques esthètes vont rivaliser d'ingéniosité et de classe, histoire d'embraser les gradins. Kretschmar, l'Allemand aux piercings et tatouages exubérants, excelle dans ce domaine. Son coéquipier Perunicic sait aussi y faire. Côté tricolore, la vélocité de Golic et la hargne de Puigségur enflamment régulièrement les foules. Show devant...

B comme billets

 Ils sont partis comme des petits pains, notamment pour la journée des finales, samedi aux Malteries. « Il doit à peine rester une centaine de places », prévient Christian Cugney. Ceux qui ne veulent pas manquer la dernière journée peuvent encore se ruer aujourd'hui au centre sportif de la Robertsau ou à la Caisse d'Épargne, Place des Halles. Pas de problème, en revanche, pour les trois autres soirées. Les billets sont en vente aux endroits précités ou en caisse du soir, à partir de 18h.

C comme champions

 Après l'intermède préolympique réservé aux équipes nationales, les gros bras européens reviennent à Strasbourg. Le SC Magdebourg de Gaudin, Kervadec et Abati a cette saison complété son armoire à trophées, glanant le titre national et la coupe de l'EHF. Le SO Chambéry a lui mis un terme au règne montpelliérain en remportant enfin le titre de champion de France. Quant aux Héraultais, ils ont reporté leurs objectifs sur la Coupe de France, réussissant une passe de trois historique aux dépens du PSG.  A défaut de titre, les Croates de Metkovic se contentent d'une finale continentale, contre Magdebourg justement, et d'une 2e place nationale. Les Hongrois de Dunaferr sont aussi habitués aux joutes continentales alors que les Ibères d'Altea naissent aux ambitions après une première année dans l'élite. Dans ce contexte particulier, Sélestat fera figure de petit poucet.

F comme ferveur

 L'Alsace a beau être une terre de hand, on est loin de la ferveur qui entoure les équipes allemandes. A Magdebourg, un simple match de championnat est suivi par plus de 5 000 personnes. Les joueurs ont été fêtés en héros après leur titre national. En ville, de grandes affiches à l'effigie des joueurs décorent bus et tramways. Un autre monde.

H comme humeur

 Plutôt bonne sur l'EuroTournoi. Comme si un doux air de vacances flottait encore sur les participants. Les joueurs, disponibles et accessibles, ne manquent jamais de parapher un bout de papier aux gamins qui passent. Un vrai bonheur.

I comme internationaux

 On en trouve à la pelle ! Douze internationaux français, essentiellement regroupés à Montpellier, côtoieront leurs homologues du vieux continent. Des jeunes en devenir, issus des rangs de Metkovic et Dunaferr, ou des stars confirmés venus du cosmopolite Magdebourg sont à (re)découvrir.

L comme lever de rideau

 Deux matches d'ouverture se tiendront jeudi et vendredi aux Malteries (17h). L'équipe du Bas-Rhin (garçons nés en 1986) sera opposée le premier soir aux moins de 18 ans du Neuhof, le second aux moins de 18 ans de Hoenheim.

P comme personnalités

 A événement exceptionnel, tribune exceptionnelle. Comme à son habitude, l'ex-sélectionneur Daniel Costantini sera de la partie. Le Marseillais sera flanqué de son successeur Claude Onesta. Deux absences de marque sont à déplorer. Greg Anquetil, en convalescence, est resté à Montpellier. Quant à Jackson Richardson, désireux de suivre des tribunes le tournoi, il est retenu en stage avec Pampelune à Lanzarote.

R comme retrouvailles

 Celles des deux alsaciens exilés avec leurs anciens coéquipiers sélestadiens et le public strasbourgeois. Thierry Omeyer, Montpelliérain depuis une saison, pourrait croiser son frère Christian, samedi lors de la phase finale. Marc Wiltberger, avec Chambéry, est lui assuré de croiser les Violets, jeudi aux Malteries.

S comme Stage

 Durant le tournoi, les meilleurs sifflets de l'Hexagone se regrouperont en stage sous la férule de Jean Lelong. On y évoquera notamment les nouvelles règles mises en vigueur à la rentrée.

T comme téméraire

 A Metkovic, on fait avec les moyens du bord. Les Croates rallieront Strasbourg dans la nuit de mardi à mercredi au terme d'un long périple en bus. Des conditions pas forcément idéales avant d'affronter Sélestat, mercredi à 18h30. « Pas de soucis, les joueurs y sont habitués », tempère le manager croate. Leur finale européenne tend à le prouver...

Séb.K.

© Dernières Nouvelles d'Alsace, Lundi 20 Août 2001.