RENCONTRE AVEC ERIC GULL

Agé de 27 ans (bientôt 28 le 28 août très exactement !), l’Argentin de Sélestat nous livre ses premières impressions et nous parle de son pays natal….

 

EuroMag : Pas trop dure ton adaptation à l’équipe ?

Eric Gull : Au départ, il y a toujours le problème de la langue, mais bon… Cependant, je progresse petit à petit et comprends les phases de jeu. Le stage de Megève a eu son importance pour mon intégration dans le groupe. Le club a une très bonne attitude envers moi.

 

EuroMag : Comment en es-tu venu à jouer au hand ?

E.G : J’ai suivi tout bêtement mon père, mon frère. Les voir sur un terrain m’a donné envie d’essayer. En Argentine, j’ai joué dans le club " Association allemande de Quilmes " qui développe un grand esprit de famille.

 

EuroMag : Justement, qu’est-ce qui différencie le hand européen et celui d’Argentine ?

E. G : Beaucoup de choses ! En particulier l’argent. Là-bas, quand je jouais en 1ère division je devais payer ma licence. Nous n’avons pas non plus l’occasion de rencontrer régulièrement des grosses cylindrées pour progresser. Mais nous y travaillons, la preuve notre place dans les quinze premiers du classement.

 

EuroMag : Jusqu’à maintenant quel a été ton parcours?

E. G : J’ai quitté l’argentine à 24 ans. En 97-98 j’ai évolué au Brésil pour atterrir en 1999 en Suède, pour refaire un nouveau come-back dans ce même pays d’Amérique du Sud. Après il y a eu le mondial de hand en 2001. Là je suis resté un moment à Istres, mais sans conclure de contrat. Ensuite je suis allé à Leon en Espagne, mais où je n’ai pas pu jouer à cause de mon passeport hors Union Européenne. Et maintenant mon point de chute se trouve à Sélestat où tout se passe merveilleusement bien.

 

EuroMag : En changeant de registre, quelles sont les plus grandes différences culturelles entre l’Argentine et la France ?

E.G : Tout d’abord, je tiens à préciser que le style de vie dans le continent sud-américain n’a rien à voir avec le votre, donc cela entraîne forcemment des disparités. Ici je suis étonné par la propreté des villes. J’ai l’impression que les gens ici sont plus froids qu’en Amérique du Sud et en Espagne.

 

EuroMag : Et au niveau culinaire …

E.G : Là ça se complique un peu, car c’est moi qui fait la cuisine et comme je ne suis pas un spécialiste… ! En Argentine, j’avais déjà goûté à des plats comme la choucroute, des späzle, car j’ai des origines suisses allemandes. De ce point de vue, je ne connais aucun problème d’adaptation.

 

EuroMag : Cites- moi quelques plats d’Argentine que t’apprécies le plus…

E. G : Sans hésiter, " L’Asado " : c’est comme un barbecue qui a un côté extrêmement convivial et traditionnel. Sinon il y a les " milanesas " (ndlr : viande pânée ), les empanadas (ndlr : comme des chaussons à la viande) et d’autres plats bien succulents !

 

EuroMag : Que dirais-tu à un Français qui souhaiterait visiter l’Argentine ?

E.G : D’aller à Buenos Aires et dans les autres provinces du pays. Aussi que les filles de là-bas sont pas mal : elles valent le détour !

EuroMag : Pour terminer, qu’est-ce qui t’a le plus impressionné en arrivant ici?

E.G : La langue, je la trouve intéressante. Là je suis en train de voir avec le club quelles sont les possibilités de pouvoir prendre des cours. Sinon, j’adore le style européen, les gens qu y vivent. La ville de Sélestat est très agréable à vivre.

Voilà un Eric Gull qui semble s’adapter sans trop de mal et qui espère continuer sur sa lancée d’hier soir.

 

 

Géraldine RETE