Omeyer naît aux ambitions

 

 

Thierry Omeyer affiche de grandes ambitions, tant en équipe de France qu'avec Montpellier.(Photo DNA - Cédric Joubert)

 

A l'issue d'une saison exceptionnelle, Thierry Omeyer est entré dans la cour des grands. A 25 ans, le gardien alsacien a fait son trou à Montpellier et en équipe nationale. Dire que l'avenir lui appartient...

 Thierry Omeyer a évolué. Ses épaules carrées supportent désormais plus de responsabilités. En l'espace d'une saison, le petit Titi est devenu grand. « Le tout premier titre de ma carrière, je l'ai remporté à Bercy lors des championnats du monde », s'amuse le Haut-Rhinois. Le genre de référence à vous booster une carrière.

Plus exigeant

 Forcément, Omeyer est devenu plus exigeant. Avec lui-même et son club, Montpellier. « Après le sacre mondial, je crois que les internationaux ont inconsciemment décompressé. On a perdu des matches bêtement et on laisse filer le titre à Chambéry. Heureusement, la victoire en Coupe de France ponctue la saison sur une bonne note. »  D'une voix grave et monocorde, Omeyer avoue avoir eu « besoin de vacances, histoire de digérer une saison intense mais très longue. » Son apprentissage du haut à niveau sous le maillot sélestadien, ses premières capes sous l'ère Costantini appartiennent déjà à un passé évanescent. L'Alsacien regarde droit devant. « Je n'ai revu qu'à une reprise la finale de Bercy. Je préfère me garder la cassette quand l'heure de la retraite aura sonné. Seuls les objectifs futurs importent. »

« Reconquérir le titre »

 Alors Titi n'a pas traîné. A peine le temps d'unir sa destinée avec Laurence, lors d'une cérémonie à Cernay, de profiter des joies de la Méditerranée, qu'Omeyer revient déjà à la charge. « C'est presque avec impatience que j'attendais la reprise de l'entraînement. Se replonger dans l'ambiance avec la préparation physique est très agréable. On a tous envie de reconquérir le titre. En Coupe d'Europe, on a aussi les moyens d'aller loin. »  Les Héraultais et leur escouade d'internationaux ne peuvent se contenter d'expédients. Omeyer le sait bien, lui qui forme avec Bruno Martini une paire d'exception. « Bruno a beaucoup plus d'expérience. Notre association génère une saine émulation. Il faut encore travailler notre complémentarité. Ça ne sert à rien qu'on soit bons tous les deux au même moment. »

Rentrée avec les Bleus

 Omeyer court un deuxième lièvre. La rentrée avec l'équipe de France se profile. « Depuis les championnats du monde, nous n'avons plus perdu le moindre match. On va essayer de continuer sur notre lancée durant les Jeux Méditerranéens. Ensuite viendront les championnats d'Europe, en Suède. Un beau challenge en perspective. »  Malgré sa nouvelle vie sudiste, l'ex-Sélestadien pose toujours un oeil attentif sur les résultats de son ancien club, où évolue son frère Christian. « Je l'ai régulièrement au téléphone. Dès qu'il a un moment, il passe me voir. » Thierry Omeyer, l'homme pressé, s'apprête à vivre une grande saison. Une de plus. Il faudra s'y habituer.

Sébastien Keller
 

 
© Dernières Nouvelles d'Alsace, Vendredi 24 Août 2001