RENCONTRE AVEC PETER NORKLIT

Agé de 30 ans, le gardien danois d’Altea raconte, dans un parfait espagnol, sa vie dans la péninsule ibérique.

EuroMag : Depuis combien de temps es-tu en Espagne ?

Peter Norklit : C’est ma quatrième saison. Avant d’arriver à Altea, je jouais au club de Portland San Antonio (ndlr : Nord de l’Espagne).

 

EuroMag : En parlant d’Altea, dans quel coin du pays se trouve cette ville ?

P. N : Elle se situe entre Alicante et Valence.

 

EuroMag : Venant du Nord, comment s’est passé ton intégration dans un pays du Sud ?

P. N : Très bien. Ici les gens sont très ouverts et cela a facilité beaucoup les choses. Le principal obstacle au départ c’est évidemment la langue. Moi je ne connaissais rien, mais bon, grâce aux amis et aux joueurs j’ai vite progressé. Certainement que la famille me manque, mais comme tout se passe bien il y a moins de problèmes.

 

EuroMag : Et dans le jeu, cela n’a pas été trop dur ?

P. N : En fait, par rapport à mon poste, le besoin de la compréhension des phases de jeu n’est pas aussi importante que pour un joueur de champ. D’un côté, cet aspect de la chose a rendu mon intégration plus rapide : j’étais à l’aise.

 

EuroMag : Pourrais-tu nous présenter en quelques mots la ville d’Altea et ses spécificités ?

P. N : C’est une ville de 25 000 habitants environ. Mais elle évolue surtout en période estivale, car il s’agit d’un lieu très touristique. Altea se situe en hauteur et son principal monument est l’église qui domine toute la ville. Les rues sont étroites, les maisons sont construites en style ancien et en pierre blanche. Et l’on y trouve aussi des restaurants excellents.

 

EuroMag : En changeant de thème comment juges-tu la prestation de ton équipe après deux matches ?

P. N : Nous avons assez bien joué dans l’ensemble. Il faut tenir compte du fait que nous nous entraînons le groupe entier que depuis une semaine. Bien sûr, il y a des choses à améliorer : par exemple le timing. Demain, face au PSG, il faudra confirmer pour arriver en finale.

 

EuroMag : Justement, si cet objectif est atteint, quelle équipe souhaiterais-tu affronter ?

P. N : Chambéry. Il y a aussi Dunaffer, cependant l’équipe française me semble tout de même plus forte.

 

EuroMag : Pour terminer, qu’est-ce qui t’as le plus impressionné à ton arrivée en Espagne ?

P. N : Le handball. En effet, là-bas, le jeu est beaucoup plus rapide et les joueurs réfléchissent moins : s’ils ont l’occasion de tirer ils ne s’en privent pas. Au Danemark, au contraire, c’est plus tactique. Donc, moi en tant que gardien je dois être plus concentré, car les tirs viennent en nombre. Mais je tiens à finir en disant que l’ambiance en Espagne est géniale tout comme ses habitants. Je suis enchanté !

 

Il ne reste plus qu’à souhaiter à Peter Nortklit bonne chance pour la suite et qu’il garde l’enthousiasme dont il a fait preuve lors de l’interview.

 

Géraldine RETE