DR GARDENT ET MISTER BOUL

6 fois champion de France, vainqueur à 4 reprises de la coupe de France, médaillé de bronze à Barcelone, vice champion du monde (93) et champion du monde, Philippe Gardent est l’un des handballeurs les plus titrés de France. " Boule " est aussi devenu un excellent entraîneur qui a conduit Chambéry au titre de champion de France. En 16 ans de handball professionnel (10 comme joueurs et 6 déjà comme entraîneur), le pivot des barjots a des souvenirs plein la tête. Le plus fort ? " En tant que joueur, je n’oublierai jamais les JO de Barcelone, c’était la première fois que la France atteignait ce niveau, et quelle ambiance ! ", se rappelle-t-il. Devenu entraîneur, le titre de Chambéry est assurément une énorme satisfaction, même s’il reconnaît que sur le banc les émotions sont différentes. " J’ai toujours la même volonté de gagner, de me battre, mais je n’ai que la parole. Les joueurs ont la gestuelle, alors forcément je suis un peu frustré, mais cette saison j’ai vécu des moments exceptionnels où sur l’un ou l’autre match l’équipe jouait si bien que je la contemplais. "

L’homme aux 2 visages

Une équipe qu’il connaît sur le bout des doigts pour avoir évolué avec certains de ses joueurs, comme Laurent Munier, son beau frère, ou le néo-Chambérien Marc Wiltberger. Marco, un brin brancheur qui dit de son entraîneur qu’il a 2 visages : " Philippe c’est docteur Gardent et Mr. Boule. Docteur Gardent pour son côté maître tacticien (c’est le 1er de la génération barjot à entraîner à ce niveau), et Mr. Boule parce qu’il est toujours le 1er arrivé quand on se fait des barbecues. Si t’as faim, il vaut mieux arriver avant lui…". Comme ses joueurs, Philippe sait donc bien faire la part des chose entre le coach et le pote.

Un fidèle de l’ET

A l’Eurotournoi, " Boule " est donc comme un poisson dans l’eau : " Ce tournoi allie convivialité et recherche de la performance. J’ai toujours hâte d’y aller pour bosser en vue de préparer la saison et retrouver les gens qu’on perd de vue, tâche d’autant plus facile qu’on est tous logés dans le même hôtel ". Afficionados de l’ET , les moments assurément gravés dans sa mémoire restent la vraie fausse guerre médiatique contre Suzuka, ou plus exactement contre Volle et Stoecklin, la victoire de Chambéry il y a 2 ans face à Celje, ou encore la " triquée " infligée à Astrakan. D’autres images lui reviennent, mais le plus beau (une 2e victoire Savoyarde) reste peut-être à venir…

Aurélien Gasser