Onesta : « La mission rêvée... »

Présent en 1999 en tant que coach de Toulouse, Claude Onesta vit, cette semaine, son premier EuroTournoi comme entraîneur national. Et le successeur de Daniel Costantini aime...

Comme un poisson dans l'eau... Claude Onesta vit son premier EuroTournoi de Strasbourg en tant qu'entraîneur de l'équipe de France de la plus belle des façons. Entre échanges d'idées avec Daniel Costantini, son prédécesseur à la tête de l'équipe de France, et Sylvain Nouet, son adjoint, prises de contacts avec « ses » internationaux et leurs entraîneurs, interviews et « obligations » plus touristiques, l'ancien responsable des Spacers de Toulouse se régale. Tant en raison du plateau proposé, cette année, par Christian Cugney et les siens, que pour le côté festif de la chose.  « C'est le tournoi parfait, résume Claude Onesta. Le menu est somptueux, 90% des internationaux français sont de la fête et l'accueil est à la hauteur. Tout est réuni ici, le niveau de jeu et la convivialité, pour que l'on s'y sente bien. C'est vraiment un grand plaisir d'être là... »

« Une mission d'intérêt général »

 Arrivé il y a un peu moins de six mois dans une « maison prestigieuse et bien éclairée », une maison (la FFHB) qu'il connaît bien pour y travailler en tant que cadre fédéral depuis 16 ans, Claude Onesta n'a pas connu de grandes difficultés à s'adapter à son nouveau rôle d'entraîneur national. La faute à Daniel Costantini, « toujours disponible » comme à ses joueurs, « tout heureux de se retrouver pour le tournoi de Bercy, quelques semaines après leur sacre mondial. Cela nous a, à Sylvain Nouet et moi-même, bien facilité la tâche ».  Arrivé au bout de l'aventure toulousaine, Claude Onesta n'est cependant pas du genre à naviguer dans l'aisance. « On m'a proposé la mission rêvée, celle d'utiliser au mieux l'outil de qualité que l'on m'a confié, de continuer à construire et de préparer l'avenir. C'est une mission d'intérêt général, pas un challenge personnel. Mon parcours ne sera pas guidé par le passé et je ne me protégerai pas. Les joueurs sont performants et ils l'ont prouvé, les structures sont performantes : si d'aventure il y avait problème, c'est sans doute que j'aurais été le maillon faible... »

« Quand on est champion, on doit assumer »

 Invaincu depuis son arrivée sur le banc tricolore (victoires au tournoi du Luxembourg et à Bercy), Claude Onesta s'apprête à vivre son premier grand rendez-vous officiel avec les championnats d'Europe organisés début 2002 en Suède.  Une manifestation que l'équipe de France préparera à l'occasion des Jeux méditerranéens et que la France abordera avec ambition. « Quand on participe à des championnats d'Europe un an après avoir remporté le titre mondial, on est obligé de jouer un rôle majeur. Quand on est champion, on doit assumer tous les jours. »  Le message est on ne peut plus clair. Tout comme est clairement définie la ligne de conduite d'un homme se disant « fier et honoré » de s'être vu « confier le témoin », d'un homme décidé « à bien faire » son travail.  « L'équipe de France appartient à tout le monde, pas à moi. Je ne suis qu'un des éléments de la réussite de cette formation. Lorsqu'il faudra tourner la page, je ne serai satisfait que si j'ai le sentiment d'avoir été utile à la famille... »

A.V.

© Dernières Nouvelles d'Alsace, Samedi 25 Août 2001.