Rien que du costaud!
 


 


 


Staffan Olsson, star suédoise de Kiel, se dressera cet après-midi sur la route des Sélestadiens.(Photo AFP)

 


 

L'EuroTournoi, neuvième du nom, débute cet après-midi à Reichstett et Strasbourg-Robertsau. Les gros calibres du Vieux Contient seront encore de la partie, faisant du tournoi alsacien un événement incontournable.

 Tous les ans, l'EuroTournoi voit un peu plus grand. Depuis sa création, en 1994, la grand-messe du handball alsacien trouve de nouveaux pèlerins. A deux semaines de la reprise des championnats, les grands d'Europe y ont pris leurs habitudes. « Avec les premières participations de Kiel, Veszprem et Zaporodje, on recense pas moins de dix champions d'Europe de passage à Strasbourg, explique Christophe Celeny, directeur sportif.  Petit tournoi est donc devenu grand. Pour preuve, quelques gros calibres sont restés en rade. Dunkerque ou la titanesque équipe nationale russe, candidats sur le tard, ont essuyé un refus poli des organisateurs. Autant dire que l'affaire est sérieuse. Et le public alsacien, attendu en nombre ce soir à Reichstett et la Robertsau, devrait en prendre plein les mirettes.

Haut du panier

 L'attraction sera bien sûr la machine à gagner allemande, Kiel. Après Grosswallstadt et Magdebourg lors des précédentes éditions, les organisateurs ont encore tapé dans le haut du panier en Bundesliga. Le club situé sur la mer Baltique, champion national et d'Europe EHF en titre, devrait souffler le chaud. Avec ses stars suédoises, Lövgren et Olsson, son armada d'internationaux et son expérience au plus haut niveau, Kiel fait figure de monstre sacré. « C'est une institution, explique Christophe Celeny. Là-haut, chaque match de championnat est suivi par quelque 10 000 supporteurs, dont plus de 8 000 abonnés. On entre dans une autre dimension. »  Une dimension inconnue que les jeunes Sélestadiens tenteront ce soir de maîtriser. A Reichstett (18h30), les Violet tâcheront de rééditer leur exploit de l'an passé, lorsqu'ils avaient créé la surprise aux dépens de Metkovic. « C'est l'occasion de se faire plaisir, explique François Berthier. On n'a pas tous les jours l'occasion de se frotter à des champions du monde ou d'Europe. »

Passe de trois

 L'occasion aussi de découvrir, dans un contexte relevé, la recrue Heykan M'Gannem, un demi-centre prometteur apprécié pour son intelligence de jeu. Ex-polytechnicien, le jeune Tunisien aura la lourde tâche de faire oublier Seufyann Sayad. L'ex-Sélestadien, lui, foulera dans la foulée (20h30) le parquet reichstettois sous les couleurs du SO Chambéry. Face aux Ukrainiens de Zaporodje, les Savoyards se lanceront dans la quête d'un troisième titre à Strasbourg. Une mission qui n'a rien d'impossible, au vu de leur de leur état de forme actuelle.  Le week-end passé, Chambéry a en effet battu Metkovic et Magdebourg lors d'un tournoi en Allemagne. En dépit des départs des frères Gille et de l'intégration de six nouvelles têtes, dont l'esthète germanique Volker Michel, le collectif de Philippe Gardent semble déjà bien huilé.

Chaud à la Robertsau

 A la Robertsau (18h30), l'autre favori entrera en lice. Veszprem, finaliste malheureux face à Magdebourg en Ligue des Champions, voudra honorer son standing. Les Hongrois devront se débarrasser de l'équipe de France A', coachée par Claude Onesta et gorgée de jeunes loups aux dents longues comme Guigou et Busselier. Fraîchement reconstituée, cette formation sera certainement en manque de repères face à un grand d'Europe. Mais l'envie de se montrer pourrait bien pallier les carences collectives.  Enfin, à 20h30, le champion de France en titre se verra proposer une ouverture a priori aisée. Face aux Italiens de Conversano, Thierry Omeyer et Montpellier partent avec les faveurs du pronostic. A moins que les Transalpins ne viennent jouer le remake d'Altea, équipe encore inconnue avant l'EuroTournoi de l'an dernier et devenue entre-temps un grand d'Espagne.

Sébastien Keller
 

 

© Dernières Nouvelles d'Alsace, Mercredi 28 Août 2002