Canayer : «Nos ambitions ne varient pas beaucoup »
A la veille de l’Eurotournoi et d’une saison riche en rendez-vous, Patrice Canayer fait le point sur la préparation de Montpellier et livre les grandes lignes de son tableau de marche.
par Stéphane Brulé
 


 

Photo Stadium
 

Patrice Canayer, comment s’est déroulée la préparation d’avant-saison au MHB?
Comme tous les ans, on a d’abord effectué une très bonne préparation physique, et on vient seulement d’attaquer la mise en place tactique par un premier tournoi aux Canaries. Il nous faut désormais un peu de temps pour créer les automatismes, c’est pour cela que nous accumulons les tournois.

Pas de modification profonde de la préparation du fait de votre retour en Ligue des Champions ?
Non, on s’est préparés de la même manière que les années précédentes. Je pense que nous n’avons pas à être effrayés par le calendrier chargé qui nous attend. Nous avons un effectif complet et les joueurs de qualités qui nous permettent de penser que cela se passera bien sur le plan physique. Après, c’est une question d’acclimatation et d’automatismes, notamment par rapport aux nouveaux venus.

Justement, quelles sont les nouvelles du côté de vos deux renforts de l’intersaison, les Yougoslaves Bojinovic et Stephanovic?
Ces deux joueurs ont été très vite adoptés par les membres de l’équipe, et je crois que la sauce est en train de prendre. Concernant Bojinovic, qui arrive de Barcelone, il est un peu juste physiquement pour le moment, mais il a une très bonne mentalité. Il a 25 ans et a une grande marge de progression. Le demi-centre Stephanovic, qui arrive du club slovène de Celje, a pour l’heure un peu de mal à communiquer en français avec ses partenaires, mais là encore, les choses se mettent en place petit à petit et il va s’intégrer normalement. Ce sont vraiment deux renforts de choix pour l’équipe qui nous aideront à atteindre nos objectifs.

Des objectifs forcément à la hausse?
Nos ambitions ne varient pas beaucoup. Notre objectif principal sera, et ce sera difficile, de conserver notre titre de champion de France et de figurer le mieux possible en Ligue des Champions. Nous avons atteint deux ans de suite le stade des quarts de finale européens, nous nous fixons désormais comme objectif une place dans le dernier carré. Voir mieux si possible…

Sur le plan national, quel regard portez-vous sur la concurrence : Chambéry qui s’est sensiblement renforcé après le départ des frères Gille, Dunkerque qui progresse d’année en année, Créteil et les autres?
Nos objectifs ne sont jamais calculés en fonction des renforts ou des mouvements d’effectif des uns et des autres. Mais sur un plan général, je crois que le championnat à venir devrait être très intéressant, avec beaucoup de belles équipes. Tout cela est à même de poursuivre la montée en puissance de notre championnat, c’est évident.

Enfin, dans quel état d’esprit abordez-vous l’Eurotournoi, qui débute demain?
Dans le même ordre d’idées que notre tournoi aux Canaries : nous y allons pour gagner des matches bien sûr, mais il s’agira surtout de mettre les joueurs en situation et voir quelles sont nos possibilités tactiques. L’Eurotournoi est aujourd’hui l’un des deux-trois rassemblements majeurs en Europe, qu’il s’agisse de la qualité du plateau qui y est représenté ou de son organisation. Ce tournoi reste un tournoi de préparation mais il mérite d’être joué très sérieusement.