RENCONTRE AVEC JOZSEF ELES ET SON PAYS… LA HONGRIE

Le demi-centre de Veszprém est un des meilleurs joueurs de hand du monde. Son palmarès personnel est éloquent, il laisse rêveur… Mais aujourd’hui, il est là pour nous parler d’autre chose, enfin presque… ET : Où se trouve e x a c t e m e n t Veszprém ? J. E : A 110 kilomètres de Budapest. Plus exactement dans le Nord – Ouest entre la capitale et le lac Balaton. ET : Quel est le plat typique de chez vous? J. E : La Goulasch c’est le principal. Sinon nous avons des variétés de plats avec beaucoup de poivre et d’herbes. ET : Et pour la boisson ? J. E : Les vins : Tokays, les vins du Balaton. ET : Avez –vous goûté les spécialités alsaciennes ? J. E : Non, pas encore. Mais ce qui me manque ici c’est notre soupe hongroise ! ET : Quels sont les activités culturelles en Hongrie ? J. E : Les jeunes aiment bien le ciné. Les 20 – 40 ans vont au théâtre. Il y a aussi la danse traditionnelle et une bonne culture du sport. ET : Justement, comment est vécu le hand à Veszprém? J. E : Par match, il y a environ 2 500 à 3 000 spectateurs. Dans le pays quand un match est retransmis à la télé, les téléspectateurs sont au nombre 2 500 000 – 3 000 000. ET : Quelles sont les autres grosses équipes hongroises? J. E : Dunaferr et Szeged. ET : Qu’a apporté la place de finaliste en Champion’s League? J. E : De la reconnaissance pour la ville. Mais l’an prochain, il faudra la gagner ! ET : Pourquoi venir à l’ET ? J. E : Pour gagner. En ce qui concerne les poules, tout av se jouer demain. ET : Un pronostic ? J. E : Veszprém, Kiel, Montpellier. ET : Trois mots, traits de caractère pour vous définir ? J. E : Heureux, ma famille et le handball. ET : Pour finir, quel est selon vous le meilleur joueur français ? J. E : Jackson Richardson pour sa technique : c’est un modèle pour moi. Il y a aussi Stoecklin, mais je le place en 2ème position. Jackson et lui sont aussi des amis. Traduction Julien RAMEL

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UN MORT DE FAIM NOMME GUIGOU

Agé à peine de 20 ans, Michaël GUIGOU ( ndlr : France A’ et joueur de Montpellier) fait partie de cette jeune génération qui est prête à tout pour y arriver. Pour ce jeune homme, le handball est inscrit dans ses gènes. " A huit jours, il était déjà sur un terrain et depuis ses quatre ans, il a une balle greffée dans les mains ! " confie Christine, sa maman. Michaël a débuté " sa carrière " au club de Apt (ndlr: Vaucluse ). Là – bas, il est resté pendant dix ans avant de rejoindre Avignon et de poser ses valises à Montpellier où il entame sa quatrième saison. Son parcours en sélection nationale est tout aussi idyllique : France Jeunes, France Espoirs, France A’. Désormais, c’est l’équipe de France A qui lui tend les bras. " Les ailiers gauches titulaires sont maintenant plus proches de la fin que du début. A moi de saisir ma chance. Un des avantages que je possède est ma jeunesse : je vais acquérir de l’expérience avec, notamment, la Champion’s League ". Michaël sait qu’il reste des choses à parfaire, mais sans trop se prendre la tête : " Je ne me pose pas trop de questions, je n’ai que 20 ans. Avec Montpellier, je devrais combler mon manque de régularité sur les matches européens et peser plus sur le jeu contre des équipes comme Chambéry, PSG… ". Quand on lui demande quel est son principal défaut dans le jeu, il cite " la défense et en attaque j’ai tendance à être un peu fantaisiste ! Il faudrait donc que j’allie l’efficacité avec la fantaisie ". Si on lui parle de qualité, il enchaîne en disant qu’il ne sait pas, " peut-être ma rapidité. En fait, il faudrait demander à quelqu’un d’autre de me juger ". Dans ce cas, dirigeons – nous vers deux personnes le connaissant bien : sa maman et Guy Petitgirard. " Michael a le sens du collectif, une bonne vision du jeu. Sa capacité d’adaptation joue aussi et il n’a peur de rien : il sait gérer la pression " commentent les deux questionnés. Quant au proverbe " l’avenir appartient à ce qui se lèvent tôt ", il vous répondra qu’il n’y croit pas trop, car il n’est pas du tout du matin… ! MICHAEL GUIGOU : SON OPINION SUR L’ET… " Pour nous, il s’agit de matches de préparation, de " remise en forme " : c’est un test. En A’, nous ne nous connaissons pas trop, on est plus individuel. De ce fait nous jouons énormément avec nos tripes. Contre Veszprém on pensait se prendre une valise…Une victoire sur Montpellier aurait été un bien…J’attends de voir le match Veszprém – Montpellier : de là sortira sûrement le vainqueur de la compétition où Kiel aura aussi son mot à dire ".

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