Une finale de rêve
 


 


 


Staffan Olsson, pris ici en tenaille entre Daniel Narcisse et Mickaël Delric, et Kiel sont en finale.(Photo DNA - Cédric Joubert)

 


 

Montpellier n'a plus inscrit son nom au palmarès de l'EuroTournoi depuis 1994. Le champion de France aura l'occasion de bisser, en fin d'après-midi aux Malteries, aux dépens de Kiel. Une affiche de rêve entre deux grands d'Europe.

 Hier soir à Schiltigheim, Chambéry a échoué dans sa quête pour une troisième couronne à l'EuroTournoi. Kiel, véritable machine à gagner, a assumé son rôle de favori en maîtrisant la fougue des Savoyards (23-21). Les Allemands affronteront cet après-midi Montpellier, vainqueur à la Robertsau de Veszprem (24-21).  Aux Malteries, Chambéry est tombé sur un os. Ou plutôt sur une multitude d'os. A commencer par Ege. Le gardien norvégien, auteur d'un festival (23 arrêts) a écoeuré les tireurs savoyards. Sayad ne dira pas le contraire. A plusieurs reprises en un contre un devant le géant de Kiel, l'ex-Sélestadien a déchanté. La petite ouverture, entrevue au moment de déclencher son tir, s'est déjà refermée. Entre-temps, la carcasse dégingandée du Scandinave s'était déployée.

Narcisse intenable

 De toute façon, le seul Chambérien à transpercer la muraille allemande, c'est Daniel Narcisse. Le Réunionnais est plus aérien que jamais. A gauche, à droite, au centre, le jeune champion du monde envoie des missiles par dessus les géants allemands. Six buts sur dix en première mi-temps (10-10), dix en tout, qui dit mieux ?  A Kiel, personne. Mais les Allemands ont d'autres atouts. En dépit d'une profondeur de banc famélique - deux remplaçants sur toute la compétition ! - Lövgren et les siens font parler leur expérience. Sans jamais s'affoler, même quand Chambéry s'emballe (15-12 39e'), le champion d'Europe tisse sa toile. Olsson et Dominikovic défendent, Lövgren construit et score, Kiel prend doucement le dessus. Malgré une dernière égalité qui est l'oeuvre de Sayad (19-19 55e'), les Allemands filent vers la finale.

Montpellier, c'est fort

 A la Robertsau, Montpellier s'est offert un petit exploit en venant à bout de Veszprem. Même si les champions de France ont connu un sacré coup de mou en seconde période (de 15-7 à la pause à 17-16 20' plus tard !), Montpellier, c'est fort, très fort. Surtout lorsque Thierry Omeyer se fait plaisir (15 arrêts avant la pause). Quand, aussi, Stefanovic fait apprécier sa vision de jeu ou que Dinart, Burdet et les leurs se décident à ne rien laisser passer derrière.  A la traîne sur un triplé d'Ivancsik (1-3, 5e), Montpellier passe alors le turbo et un 10-0 en disant long sur ses intentions et ses possibilité (3-5 à 13-5), Omeyer ayant détourné, entre autres, deux penalties. Mais le Hongrois a de l'orgueil. Et du talent. Et c'est une équipe de Veszprem remontée qui entreprend de se refaire une santé (17-16 à la 50e). Bojinovic et Sioud mettent heureusement un peu d'ordre dans la maison, permettant à Montpellier de gérer leur pécule.  Avant cette finale, Zaporodje affrontera France A' (sans Scaccianoce, victime d'une fracture de la clavicule) pour une place sur le podium, Chambéry et Veszprem en découdront pour la 5e place et Sélestat tentera de laisser la dernier strapontin à Conversano.

A.V. et Séb.K.
 

 

© Dernières Nouvelles d'Alsace, Samedi 31 Août 2002