MOHACSI, À BLOC

A 29 ans, le Hongrois Arpad Mohacsi est un fidèle de l'Eurotournoi. Il signe cette année sa 3ème participation, avec pour bagage, un capital confiance au taquet. Si le buteur de Veszprem reste prudent, il ne cache pas son ambition. Gagner. L'Eurotournoi, Arpad Mohacsi connaît. C'est la troisième fois que le Hongrois fait le déplacement... Sous trois maillots différents! En 97 avec l'Elektromos de Budapest, en 2001 avec Dunafen et cette année avec Veszprem où il évolue depuis l'an dernier. Et il aimerait que cette 9ème édition soit une première. En 1997 en effet, il était allé jusqu'en finale avec l'Elektromos de Budapest. Il se souvient de cette défaite face à Grosswaldtstadt. ‘"Cela reste un très bon souvenir car j'ai marqué 16 buts. Mais surtout j'ai affronté Jackson Richardson. J'ai encore la vidéo chez moi!". Pas de regrets mais des envies de victoires qu'il ne cache pas. "L'objectif pour cette année? Gagner bien sûr. Même si, sans parler de Kiel, ce sera déjà dur contre Montpellier. Quoiqu'il arrive, j'aime beaucoup venir jouer ici. L'organisation est bonne et très souvent des équipes de qualité acceptent de faire le déplacement." Tenté par l'exil ‘Arpas Mohacsi a d'autant plus de plaisir à venir jouer à l'étranger que l'exil le tente bien. Il faut dire que son palmarès national est impressionnant. Deux fois vainqueur de la Coupe de Hongrie, ce qui constitue aussi son meilleur souvenir de hand, trois fois meilleur buteur du championnat, rien que ça! Contacté par le PSG, le Conversano et un club espagnol cette année, le Hongrois a pourtant refusé. ‘"J'aurais voulu partir mais j'ai deux anfants et ils viennent d'entrer à l'école. Ca aurait été trop dur pour eux de partir à l'étranger." Le bras de Veszprem est un papa poule! "Mais je ne suis pas pressé. Je n'ai signé que pour un an à Veszprem. Et ce club est reconnu en Europe, je pourrai donc partir à l'étranger plus facilement par la suite." Les pieds sur terre donc. Pas de défauts! ‘Mais si Mohacsi rêve de prendre la poudre d'escampette, il a aussi des ambitions avec Veszprem. Faire au moins aussi bien que l'an passé, à savoir gagner la Coupe et le championnat de Hongrie et parvenir en finale de la Ligue des Champions. "Et si nous la remportons, cela tiendra plus du miracle! Je ne suis quand même pas un rêveur, je sais que la route jusque là est encore longue", avoue-t-il, réaliste. On comprend sa retenue. C'est en Ligue des Champions qu'il a connu son pire moment de hand. Défaite contre Montpellier en 1/8ème. Il ne s'étendra pas sur le sujet. ‘Ambitieux, réaliste. Venu au hand presque par hasard – il a commencé par le foot avant d'être repéré par l'actuel sélectionneur national, Lazlo Skaliczki – il possède aussi une confiance inébranlable. Sa force: l'attaque, la force de tir. Pas étonnant avec son gabarit: 1m93 pour 89kg! Et quand, on lui parle de ses points faibles, il éclate de rire. "Je n'en ai pas!". Et plus sérieusement, il répond: "Je n'ai jamais trop défendu en match", comme s'il voulait s'excuser de ne pas se trouver de défauts...

Anne-Laure HERBET