La pression monte


 


 


Christian Cugney, en pleine réunion de travail avec ses jeunes bénévoles.(Photo DNA)

 


 

A moins d'une semaine de l'ouverture de l'EuroTournoi - du 28 au 31 août - Christian Cugney et son équipe sont dans les starting-blocks. Le président du tournoi présente la neuvième édition qui s'annonce royale.

- Dans quel état d'esprit abordez-vous votre deuxième EuroTournoi en tant que président ? - J'ai hâte d'être à mercredi prochain, 18h30, pour l'ouverture de la compétition ! Ça voudra dire que le plus difficile est derrière nous. Ensuite, il s'agira de gérer l'événement au quotidien. Pour l'heure, le stress est palpable. Mais c'est tout à fait normal, vu la grandeur de l'événement et la somme de détails qui restent à régler.  Chaque nouvelle édition implique une remise en cause. L'équipe qui m'entoure a suffisamment d'expérience pour faire de ce tournoi une réussite. Du bénévole au président, tout le monde a son importance. De manière imagée, l'ET est une bonne recette où chacun amène ses ingrédients.

« Plus beau plateau »

- Comment jugez-vous la qualité du plateau proposé lors de cette neuvième édition ? - En dehors du tournoi pré-olympique organisé en 2000, nous avons réuni le plus beau plateau jamais vu en Alsace. En fait, nous avons connu plusieurs phases de transition. Lors des premières éditions, c'était un honneur que d'accueillir des équipes de D1 française. Avec la notoriété, ce sont ensuite ces mêmes formations qui étaient demandeuses pour venir chez nous.  Et aujourd'hui, avec la présence de grosses cylindrées comme Kiel ou Veszprem, un nouveau palier a été franchi. Quand on pense que Dunkerque voulait venir mais que nous n'avons pu les accueillir, ça prouve bien que le niveau monte chaque année. Daniel Costantini sera comme d'habitude dans les tribunes. Il vient en ami. Hassan Mustafa, le président de l'IHF, sera aussi des nôtres. Bref, le tournoi est devenu un événement incontournable.

« Kiel tête d'affiche »

- Présentez nous en quelques mots les forces en présence. - Comme d'habitude, on a pris quatre équipes étrangères et quatre françaises. La tête d'affiche, c'est Kiel. Ce club fait partie de l'Histoire du hand, au même titre que Barcelone. Veszprem est un autre monument. Quant aux Ukrainiens de Zaporodje, ils ont de belles références.  Montpellier et Chambéry sont incontournables dans l'Hexagone. Sélestat apporte la touche locale. Claude Onesta a voulu venir avec l'équipe A' et nous en sommes flattés. Quant à l'équipe surprise, elle se nomme cette année Conversano. On verra si les Italiens pourront faire aussi bien que les Espagnols d'Altea l'an dernier. En résumé, on pourra présenter au public plusieurs styles de handball, entre les écoles françaises, allemandes et de l'Est .

« Prix attractifs »

- Quels sont vos objectifs en terme d'affluence ? - Le but est de faire la promotion du handball. Aussi, on pratique des prix particulièrement attractifs*. Le public, il est vrai connaisseur en Alsace, ne s'y trompe pas. La soirée finale de samedi est quasiment complète. Par ailleurs, on constate que les gens viennent de toute la France. En revanche, les Allemands sont peu nombreux. Mais je ne suis pas inquiet, les trois salles seront bien garnies. Si le public, les équipes et nos partenaires repartent satisfaits, on aura rempli notre mission. - Quel message délivreriez-vous à des personnes qui ne connaissent pas ou peu le handball ?  Qu'ils viennent à l'EuroTournoi ! Ils y découvriront un sport dynamique et spectaculaire. A ce niveau, le jeu est vraiment joli à voir. L'avantage, c'est aussi d'être proche du terrain. Dans les trois salles, l'ambiance va être chaude. Sûr que ceux qui viendront ne seront pas déçus.

Propos recueillispar Séb.K.

*11 € (7 € pour -10 ans) pour les journées de mercredi, jeudi et vendredi, 18 € (12€ pour -10 ans) pour les finales de samedi. Pass 4 jours à 38 € (26 € pour -10 ans). Réservation au centre sportif de la Robertsau et Caisse d'Épargne place des Halles.
 

 

© Dernières Nouvelles d'Alsace, Vendredi 23 Août 2002.