Greg, Andrej, Marco: Pionniers de l'EuroTournoi

1994, 1er EuroTournoi de l'Histoire. Montpellier inscrivait son nom à la première ligne du palmarès. Dans l'effectif héraultais figuraient 3 joueurs qui porteront le maillot tricolore à Sydney et donc pendant ce 7e EuroTournoi.
Andrej Golic et Grégory Anquetil, toujours Montpelliérains et recordmen des participations avec 5, et Marc Wiltberger, le Sélestadien, ont donc foulé le parquet de la Robertsau il y a six ans. L'occasion pour eux de parler de cette compétition qu'ils affectionnent.
Les compères sont d'accord pour dire que l'ET est "l'exemple même du tournoi sérieux et bien organisé." Pour Greg Anquetil il est difficile de trouver mieux en France: "Je suis venu 4 fois avec Montpellier et maintenant avec l'équipe de France. Ce tournoi allie rigueur et perfection. Nous, joueurs, n'avons que le hand à gérer." Dédé Golic souligne le plaisir qu'il a à revenir à chaque fois: "Nous sommes bien accueillis, le tournoi est bien organisé et a su évoluer intelligemment. Cette année constitue une sorte d'apothéose puisqu'il regroupe 4 équipes nationales."
Outre l'aspect purement sportif, ils insistent aussi sur l'aspect amical du tournoi: "Nous avons une relation privilégiée avec les organisateurs. Si le niveau est élevé, le tournoi reste sympathique et à force de venir on y retrouve désormais des amis" souligne Anquetil tandis que Golic signale que l'ET additionne les qualités que Montpellier recherche pour choisir ses tournois de préparation: "Bien organisé, haut-niveau et convivial."
Marc Wiltberger, le régional de l'étape, s'admet très content qu'il y ait un grand tournoi en Alsace. Mais avoue qu'il préférerait plutôt y trouver un grand club. Il a également un peu peur de voir arriver son ex-coéquipier de Wallau-Massenheim, le Russe Dmitri Torgovanov. "La dernière fois que je l'ai vu, c'était chaud. Mon ventre a mis plusieurs jours à s'en remettre..."
Enfin, après avoir remporté le 1er EuroTournoi, Montpellier avait enchaîné avec son 1er titre de champion de France. Si les "Bleus" pouvaient aligner le même type de performances: EuroTournoi, J.O., Championnat du Monde en France (janvier-février 2001)..."C'est sûr, gagner l'ET serait super mais ce n'est que le warm-up" relativise Marco rejoint par son compagnon de chambre Dédé Golic: "L'objectif n'est pas de remporter coûte que coûte l'ET. Mais il doit nous apporter de la sérénité et des certitudes avant les JO et le Championnat du Monde." "L'important c'est Sydney!" conclut Greg Anquetil qui a un souvenir amer à effacer des JO d'Atlanta.

Eric Seyller- Euromag