Mercredi 30 Août 2000. A.V © Dernières Nouvelles d'Alsace,

Les Jeux en filigrane


Andrej Golic et l'équipe de France entrent en lice ce soir face au Portugal. Des débuts à ne pas rater.(Photo AFP

Le 7e EuroTournoi de Strasbourg débute aujourd'hui au gymnase des Malteries à Schiltigheim. Au menu de cette première journée : France - Portugal (18h30) et Allemagne - Russie (20h30).


C'est parti. Le 7e EuroTournoi de Strasbourg, devenu cette année tournoi préolympique, débute ce soir au gymnase des Malteries à Schiltigheim. Par un France - Portugal qui donnera l'occasion aux Tricolores de se retrouver, pour la première fois depuis bien longtemps, au grand complet, puis un Allemagne - Russie opposant deux candidats au podium olympique.  Si l'équipe de France n'a aucune obligation de résultat à Strasbourg, elle cherchera cependant à se rassurer. « Je ne sais ce que présenteront la Russie et l'Allemagne, lâche Daniel Costantini. Le Portugal, de son côté, voudra se jauger face à des équipes à priori supérieure. De notre côté, et dans la foulée de nos rencontres face à la Slovaquie, nous chercherons à renforcer le groupe, à retrouver nos automatismes. »

Match piège
 
 Match piège par excellence, cette rencontre face à des Portugais sans aucune pression, s'annonce plus délicate qu'il n'y paraît. Car non seulement les joueurs de Javier Cuesta, ancien entraîneur de l'Égypte, ont déjà fait la une de l'actualité en battant la grande Yougoslavie en éliminatoires de l'Euro 2000, mais ils se sont également fixé pour objectif d'atteindre le haut niveau à moyen terme.  Candidat à l'organisation du Mondial 2003, le Portugal vise ainsi une qualification pour les Jeux Olympiques 2004. Et pour ce faire, la formation lusitanienne n'a pas lésiné sur les moyens depuis quelques années, sa qualification pour les Championnats du monde 2001 organisés en France constituant une première étape dans l'ascension annoncée.  Durant ces quatre jours, le Portugal voudra donc prendre date, s'appuyant sur un jeu rapide et quelques individualités de valeur comme Carlos Resende, buteur patenté de cette formation ou le meneur de jeu d'origine ukrainienne Viktor Tschikulajew.
Sept sur sept
 
 Pas forcément simple, donc, pour une équipe de France au sein de laquelle Kervadec (dos) et Richardson (genou) ont connu quelques pépins ces derniers jours. « Dans la continuité de nos matches face à la Slovaquie, j'attends que nous confirmions nos bonnes dispositions défensives », analyse Daniel Costantini, lequel espère également que les Tricolores se montreront plus performants en attaque.  Et puisqu'elle se trouve à Strasbourg en configuration olympique, la France s'attachera à débuter son tournoi par un succès face à une formation qu'elle a toujours battue (sept victoires en autant de matches depuis 1980). Tout comme il lui faudra débuter ses Jeux par une victoire sur la Slovénie.
L'inconnue russe
 
 La deuxième rencontre de cette première journée mettra aux prises la Russie et l'Allemagne, deux formations ne cachant pas leurs ambitions olympiques. Pour avoir repris leur championnat, Zerbe et les siens devraient être individuellement au point. Ce qui ne sera pas forcément le cas collectivement.  Idem pour les Russes, dont la plupart évoluent en Bundesliga et au sujet desquels on peut se poser pas mal de questions. Quid de Lavrov, sans club depuis le début de la saison (on évoque même un possible retour aux affaires de Igor Tchoumak, l'ancien de Montpellier et de Bordeaux) ? Quid de Koulechov, blessé depuis l'Euro 2000 ? L'état-major russe brouille même les pistes, Vladimir Maximov étant arrivé à Strasbourg tard hier soir à la tête d'une équipe forte de 20 joueurs au lieu des 15 annoncés il y a quelques jours.  « On verra bien ce qu'ils nous proposeront, termine Daniel Costantini. Mais s'ils font partie des favoris des Jeux de Sydney, je ne suis pas certain qu'ils seront déjà prêts à Strasbourg. »