Barjot à jamais


Depuis un bel été olympique de 1992, on savait que les
handballeurs français étaient tous un peu « barjots ». Même
s’il s’en défend, Greg Anquetil est peut-être le plus
barjot d’entre eux. Dès son plus jeune âge, il s’est pris
de passion pour les sports extrêmes, « l’éclate totale »
selon lui. Jet-ski,wakeboard (surf nautique), quad, moto-
cross, moto de course... il a déjà touché à tout. C’est
avec ses potes qu’il partage sa passion, mais pas ses
coéquipiers, un peu trop peureux. « Un jour j’ai emmené
Andrej Golic en jet-ski, il a faillit vomir. Il m’a demandé
de m’arrêter », sourit-il. Pas étonnant, car c’est un doux
euphémisme de dire que Greg fait du sport extrême. Il fait
limite dans l’inconscience, quitte à sortir en mer en
pleine tempête, « c’était trop bon » confie-t-il. Il se
réjouit déjà pour le mois d’octobre, où les tempêtes
d’équinoxe lui procureront de nouvelles sensations fortes.

L’amour... du risque
 Déjà tout jeune il était fonceur. Avec ses potes, le
tremplin prévu pour les vélos s’est vite transformé en
rampe de lancement pour mobylettes. Et gare à celui qui ne
mettait pas les gaz ! Le goût du risque, il le cultive, et
ce n’est pas sa femme qui va le calmer. Au contraire,
Sandrine encourage Greg à faire du parachutisme. Elle aussi
est une sportive accomplie, double championne de France de
fitness, future marathonienne... ils étaient faits pour se
rencontrer. Le couple a des projets plein la tête. Dernier
en date, se lancer dans le fly-surf.

Un papa modèle
De poignet cassé en entorse de la cheville, Greg n’a jamais
voulu se calmer. Mais la naissance de son fils l’a un peu
assagi. Maitenant, plus question de se lancer dans les
tentatives de record de vitesse en moto (record perso: 294
km/h), ou de refaire de l’escalade non cordée, un mauvais
souvenir. Greg prend à coeur son rôle de père. Mais ça ne
l’empêchera pas de partir en quad traverser le Maroc. Après
le hand, la reconversion de Greg est toute trouvée: Indiana
Jones des temps modernes.

Aurélien Gasser