Vendredi 1 Septembre 2000 A.V © Dernières Nouvelles d'Alsace,

En panne d'efficacité



Guéric Kervadec (nº7) vient buter sur Lakenmacher. La France subit la loi d'une Allemagne plus réaliste. (Photo DNA - Yves Dieffenbacher)

Battue à l'Euro 2000 en Croatie, l'Allemagne a prit sa revanche sur la France (21-19), hier soir à Schiltigheim lors de la 2e journée de l'EuroTournoi. Son manque de réalisme a coûté cher à l'équipe de France.
France 19 Allemagne 21
 
Si le France-Portugal de la veille n'avait visiblement pas fait vibrer les foules, le gymnase des Malteries avait fait le plein, hier soir, à l'occasion de la rencontre ayant opposé l'équipe tricolore à son homologue allemande. Du monde et de l'ambiance, Olivier Pernin, l'emblématique speaker de l'ET ayant fait en sorte de rajouter quelques degrés à la température ambiante.  De l'ambiance et, pourtant, l'équipe de France, privée de Bertrand Gille, touché à un mollet la veille, éprouva bien du mal à entrer dans le match. Pas trop en défense, où les Français ne s'inclinèrent que deux fois en dix minutes, mais plutôt en attaque, Holpert faisant échec aux tirs de barrages tricolores durant dix minutes avant qu'Anquetil ne trouve enfin la faille (1-2).
Problèmes offensifs
 
 Superbement emmenés par Roos et Baur, les Allemands allaient faire la course en tête. Pas forcément brillants mais plus efficaces, beaucoup plus efficaces, qu'une équipe de France manquant singulièrement de mordant. Et quand Wenta, le vieux (39 ans) mais magique Wenta, y mit du sien, l'addition se corsa. 6-11 à la pause : le mal endémique de l'équipe de France, celui de son manque de réalisme, s'était cruellement fait sentir durant ces 30 premières minutes face à une formation allemande pourtant privée de Kretschmar et Stefan. Pas rien...  Daniel Costantini, encore à la recherche de son équipe type, n'avait visiblement pas cherché le résultat. Sans doute voulait-il permettre à certains de se constituer un petit capital confiance.
Histoire à suivre
 
 Piqués au vif, les Français allaient s'éfforcer de réagir. Alternant malheureusement le bon et le moins bon, les phases intéressantes et les pertes de balle (8-13 puis 10-13, 10-15 et 12-15, 14-16 mais 14-18).  A 17-19 (54e), la France pouvait encore y croire. Quelques décisions mal comprises des arbitres yougoslaves et la patte de Jorge Kunze allaient cependant définitivement sceller son sort, les Allemands s'imposant finalement 21-19. Dommage mais pas vraiment grave. D'autant moins si les Tricolores s'en venaient à réussir un truc, demain, face aux Russes.
Le chiffres du match
 
 Mi-temps  ; 2 000 spectateurs environ. Arbitrage de MMme†. Maric et Gardinovacki (Yougoslavie). Sortis pour deux minutes : pour la France ; pour l'Allemagne.  FRANCE : Gaudin (1re - 30e', 2 arrêts) et Martini (31e - 60e, 6 arrêts, dont 1 pen.) aux buts. Fernandez 1, Burdet 2, Dinart 1, G. Gille 3, Kervadec 2, Anquetil 1, Golic 2, dont 1 pen., Girault, Wiltberger, Joulin 4 dont 1 pen., Richardson 2, Cazal 1.  ALLEMAGNE : Holpert (1e - 60e , 11 arrêts) et Fritz aux buts. Bezdicek, von Behren 2, Wenta 3, Immel, Schwarzer, Petersen, Zerbe, Baur 2, Lakenmacher 2, Roos 3 dont 1 pen., Kunze 6, Kehrmann 3.